‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 90 sur 553 · Gauckler, p · texte numérisé non relu

Gauckler, p

8. Voir, par exemple, Merlin et Drappier, Ard el-Kheraïb, p. 70, llg. 45.

9. Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie, Archéologie, pi. 32, flg. 13-14; Gsell, Texte explicatif de Delamare, p. 33.

10. Perrot et Chipiez, III, p. 194, flg. 137. De Ridder, Les bronzes antiques du Louvre, II, p. 176, n" .3453 et pi. 116.

11. Iliade, XXIU, 740 etsuiv. Odyssée, IV, 615 et suiv.; XV, 115 et suiv.

INDUSTHIE. 83

connaissons quelques-uns. cjui (latent dt-s \iir-vir sièrlcs'. On s'est même demandé^ si ceux qui ont été découverts en Italie, coupes, tasses, chaudron d'argent, décorés d'images au repoussé et à la pointe, n'étaient pas venus de Carthage, oîi, du reste, les sépultures n'ont rien donné de semblable. Mais on n'a pas |>rouvé que l'inscription phénicienne tracte sur une coupe de IVéneste soit proprement carthaginoise ^ Il est à croire que ces objets sont de fabrication orientale : des 'coupes analogues, recueillies dans l'île de Chypre, paraissent bien avoir été faites dans des ateliers chypriotes*.

L'orfèvrerie n'en fut pas moins une industrie prospère' dans la grande ville africaine, qui recevait l'or de l'intérieur de rAfri(jue, l'argent du Sud de l'Espagne". Quelques ex-voto mentionnent des fondeurs d'or*. Des couronnes en or furent offertes, au v* et au iv" siècle, par la République k Damarété, femme du tyran de Syracuse Gélon \ et à Jupiter Gapitolin ^; par un certain Youmilk à Apollon et à Artémis de Délos*. En 310,

1. Pcrrol, 111, p. 757 et suiv. F. Poulsen, Der Orient und die friihgriechischc Kunst (Lfi|)/.iy:, l'.H2), p. 3 et suiv.

2. HiMian, GazMe archéologique, 111, 1877, p. 18. Helbig, Annali delU Inslitulo, XLVIII. I87(j, p. 220. Perrot, /. c, p. 98, 806.

:{. C. I. s.. 1, I(i4. St'Ion Renan (l. c), un des deux noms fait beaucoup plus penser à Carlhage qu'à la Phénicie. .Mais rexplicalion qu'il donne de ce nom n'est pas certaine (coaf. au C. I. S., p. 21.5); on peut donc douter que la dernière lettre représente, comme il le croit, le pronom suffixe de la troisième personne, sous une forme qui serait propre à Garthage. D'autre part, quoi qu'en dise .M. Kahrstedl (Klio, XII, 1912, p. 472), la forme donnée à la lettre scliin (W) n'exclut pas Carlhafre. car on la trouve dans cette ville au vu* ou au vi* siècle : M. Laviij., 1, pi. VI. (If;. 4 [numérotée 8].

4. Voir H. Dussaud, Les civilisations préhelléniques dans le bassin de la nier Éiiée, 2* édit., p. :R>7 et suiv.

."). Pour l'or, voir t. I. p. riU-.'i, et infra, p. 140-1; pour l'argent, t. I, p. 405, 40(;; II. p. :{I8; infra, p. Vm.

(). C. /. .S'.. :J27-i», peut-être aussi 2120.

7. Diodore. .\1, 20. 1 (conf. t. I, p. 438, n. 7). Du poids de cent talents d'or. 11 s'apit, selon Uusoll {GriecUische GesckiclUe, 2' édit.. Il, p. 705. n. 5). du petit talent d'or des orfèvres, qui pfsait 26 fçrammes : à quoi l'on objecte que c'eût été bien peu (Pareti, Studi siriliuni ed italioli, Flnrence. 1014. p. 16") et suiv.).

8. Tite-Live, Vil, US, 2 'source suspecte) ; en :t4:i. Cette couronne aurait pesé 23 livres (un peu plus de 8 kilogramiin-s).

0. IliimMlIr, Les archives de Vinlendanve sacrt'e à fh'los, p. M't. C.imï. ici, l. III, p. 43, u. 2. Cles deux couruuuctt ae pesaient que 21 et 24 drachmes.

les Carthaginois firent hommage à Melqart de tabernacles en or, tirés de leurs temples ^ Dans un de ces temples, voisin de la place publique, se dressait la statue dorée d'un dieu que les Grecs identifiaient avec Apollon; elle était placée à l'intérieur d'une chapelle du poids de mille talents, revêtue de plaques d'or^. Une inscription nous apprend qu'il y avait aussi quelque ouvrage en or dans un double sanctuaire consacré à deux déesses'. Les nobles étaient bien pourvus d'argenterie. Des ambassadeurs envoyés en Italie s'étonnaient des mœurs simples qui régnaient à Rome : ils avaient reconnu, partout où on les invitait, le même service de table, transporté de maison en maison*. Des jeunes gens emportaient à l'armée leurs coupes d'argent et d'o^^ Asdrubal, le frère du grand Hannibal, avait dans son camp une sorte de bouclier, en argent, selon Tite-Live, en or, selon Pline l'Ancien, du poids de 137 livres (près de 45 kilogrammes), sur lequel était représenté son portrait; tombé aux mains des ennemis, ce bouclier fut placé au-dessus de l'entrée du Capitole^ A Carthagène, en 209, Scipion s'empara du trésor des Barcides, qui contenait, âffîrme-t-on, un grand nombre de coupes d'or et de vases d'argent'.

Ces textes montrent que les tombes nous renseignent mal sur le mobilier de luxe dont les vivants faisaient usage. Les vases en métal précieux que les fouilles ont exhumés sont rares

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