‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 114 sur 407 · Tissot, Géographie, I, p · texte numérisé non relu

Tissot, Géographie, I, p

G. Veith, p. 547.

8. Carte au 50 000% l" de Djebibina (à l'Ouest); conf. Veith, carte 12, e.

9. L. c, p. 548-9. Il rejette aussi (p. 54^)-5d0) rideiUincalion que l'on a proposée «vcc le Khangat el Iledjaj (pour ce cirque, v. supra, p. 112, u. 3).

définitive '. A environ 16 kilomètres à l'Ouest d'Hammamet, sur une piste reliant cette ville à Zaghouane, on rencontre une ligne de crêtes, présentant des arêtes en forme de dents de scie (djebel el Jedidi, djebel Menzel Moussa) ^ Elle borde au Sud un petit bassin triangulaire, qu'enserrent d'autres hauteurs, abruptes à l'Ouest, plus accessibles à l'Est; quatre passages qui y débouchent sont faciles à garder ^ Le site répond, comme le montre M. Veith, aux très maigres données du problème. Reste à savoir si, en cherchant ailleurs, on n'en trouverait pas d'autres qui y répondraient aussi. Les crêtes dentelées, calcaires ou schisteuses, ne sont pas rares dans les régions plissées de l'Afrique du Nord.

Après cette victoire, Amilcar, Hannibal et Naravas purent en toute sécurité parcourir le territoire punique; ils reçurent la soumission de beaucoup de Libyens et se rendirent maîtres d'une multitude de « villes ». Puis ils marchèrent sur Tunis, pour y assiéger l'armée de Mathos. Hannibal s'établit du côté de Carthage *, Amilcar, du côté opposé ^ Spendios et les autres prisonniers furent conduits en face des remparts et mis en croix, à la vue de leurs compagnons d'armes ^.

Sur ces entrefaites, Mathos, ayant remarqué qu'Hannibal, par excès de confiance, négligeait de se garder, attaqua soudain son camp, tua un grand nombre de ses soldats, chassa le reste, s'empara de tous les bagages. Il prit même le général et le fit amener aussitôt à la croix de Spendios, dont le corps fut détaché. On tortura cruellement Hannibal et on le suspendit,

2. Gonf. Carlon, UuU. de la société archéol. de Soussc, VII, 1009. p. 93.

3. Carte au 50 000", f" de Bou Ficha (partie Noni-Est). Veith, carie 12,/.

4. Peut-ôlre occvipa-t-il les hauteurs du Belvédère, à deux kih)mèlres el demi au Nord de Tunis. Mathos s'était enfermé dans la ville même, comme Polybe l'indique (I, 80, 2, 4 et 8).

5. Par oonsé<iu('nt au Sud de la ville, dans l'istiime qui sépare le lac de Tunis» à l'Ksl, de la S«'l)kha es Sedjoumi, à l'Ouest. Voir carte au 50 000% f* de Tunis; Veith, p. 555 et carte 12, c-g.

6. Du côté du cam.t d'Ilannibal, comme le prouve la suite du récit.

encore vivant, à ce bois; trente des plus nobles Carthaginois furent immolés autour du cadavre de l'esclave campanien. Les deux camps puniques étant éloignés l'un de l'autre, Amilcar apprit tardivement la sortie de Mathos et, quand il en fui informé, il ne put aller au secours des troupes de son collègue, à cause de la configuration des lieux K II leva le siège de Tunis «t se rendit à l'embouchure du Bagrada, où il campa -.

A Carthage, on rassembla tous les hommes capables de combattre qui n'étaient pas encore sous les armes et on les envoya à Barca. En même temps, partit une députation de trente membres du Conseil ou du Sénat ^ accompagnée d'Hannon. Elle était chargée d'employer tous les moyens possibles pour réconcilier les deux généraux. Amilcar et Hannon, réunis dans une conférence, durent se rendre aux pressantes exhortations qu'on leur adressa. Ils agirent désormais en plein accord.

Vaincu dans diverses rencontres, dont plusieurs eurent lieu non loin de Leptis *, iMathos résolut de livrer une bataille décisive. Les Carthaginois la désiraient autant que lui. Les adversaires convoquèrent tous leurs alliés et appelèrent les garnisons des villes dont ils étaient les maîtres. Quand ils furent prêts, ils prirent simultanément l'offensive. Les Libyens eurent le dessous. La plupart d'entre eux furent tués; les autres, qui s'étaient réfugiés dans une ville ^ se rendirent peu

1. Entre son camp et celai d'Hannibal s'interposaient la place forte de Tunis et l'armée de Mathos. 11 était impossible de passer de ce côté. Pour rejoindre l'armée d'Uannibal, Amilcar aurait dû contourner la Sebkha es Sedjoumi à l'Est, -au Sud et à l'Ouest, puis s'engager dans des terrains accidentés au Nord-Est du Bardo. C'eût été une marche de près de sept lieues.

2. Polybe, I, 86. Gett€ position permettait à Amilcar de communiquer avec Carthage, toute proche, sans avoir à craindre d'être enfermé par l'ennemi dans la péninsule; elle lui permettait aussi d'assurer les communications de la ville avec le continent.

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