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d64 HISTOIRE MILITAIRE DE CARTIIAGE.
thage, l'autre à Agrigente, où il passa l'hiver. Syracuse continua à résister, défendue surtout par les merveilleuses machines que le génie d'Archimède inventait; toutefois, à la suite d'un assaut, Marcellus put occuper les quartiers extérieurs. Dans Tété de l'année 212, Ilimilcon et Bomilcar reparurent. L'armée carthaginoise, campée sur des terrains marécageux, au fort des chaleurs, fut détruite par une épidémie. Quant à Bomilcar, il retourna de nouveau à Carthage. Il en repartit bientôt, conduisant cette fois 130 galères. Arrivé à la pointe Sud-Est de l'île, il fut arrêté par des vents contraires, puis il refusa la bataille à une flotte moins nombreuse et s'éloigna. Peu après, un traître introduisit les Romains dans Syracuse.
11 n'y avait plus aucun espoir pour les Carthaginois de triompher en Sicile. Cependant, restés en possession d'Agrigente, ils continuèrent la lutte durant deux années encore. Pour remplacer Hippocrate, mort devant Syracuse, llannibal envoya un autre de ses lieutenants, Muttine. Une nouvelle armée vint d'Afrique et fut grossie par des bandes de Sicules. A la tête de la cavalerie numide, Muttine fit avec habileté une guerre de pillages et de surprises. Mais, après la trahison de cet officiers les ennemis s'emparèrent d'Agrigente et anéantirent les troupes puniques.
La guerre de Sicile se termina ainsi, avec le même insuccès que l'expédition de Sardaigne. Hannibal avait été favorable à une action en Sicile et il est à croire qu'une armée n'aurait pas été envoyée en Sardaigne contre son gré^ 11 voulait épuiser et abattre les forces rivales, en dressant partout d'autres forces contre elles, et l'on ne peut douter qu'il n'ait souffert de voir les Romains occuper les deux îles où Carthage avait si long-