Comme l'indique Titc-Livc, XXVll
sur le Métaure, entre Rimini et Ancône. Elle fut acharnée, mais Néron la gagna par une adroite manœuvre. Asdrubal se <it tuer. Néron retourna aussitôt à son camp; llannibal, ignorant son absence, n'en avait pas profité pour prendre Toiïensive. Quand il fut informé du désastre S il se retira à l'extrémité de la péninsule, dans le Bruttium.
L'année suivante, Scipion termina la guerre en Espagne. Les Carthaginois s'y étaient réorganisés après la bataille de Biecula et le départ d'Asdrubal. Des renforts avaient été envo3^és d'Afrique, sous les ordres d'un Hannon, qui, avec Magon, s'était rendu en Celtibérie pour lever des mercenaires. En Bétique, Asdrubal, fils de Giscon, avait mis des garnisons dans les places fortes. Des troupes romaines battirent, il est vrai, Magon et Hannon, — ce dernier fut pris, — et les gens qu'ils avaient rassemblés se dispersèrent. Pourtant, au début de l'année 206, Asdrubal et Magon commandaient une grande armée, peut-être plus de 50 000 hommes ^ Scipion marcha contre eux et, près d'Ilipa, leur infligea une défaite irréparable. Les Espagnols de l'armée punique s'empressèrent de passer aux Romains. Les généraux vaincus s'enfuirent à Gadès, d'où Asdrubal retourna à Carthage. Le frère d'Hannibal s'efîorça de continuer la lutte en appelant quelques troupes d'Afrique, probablement de Maurétanie^ et en faisant recruter des indigènes dans la basse vallée du Guadalquivir; mais un lieutenant de Publius mit fin à ces essais d'enrôlement. A l'automne, Magon, qui avait une petite flotte, franchit le détroit, longea la côte ibérique et tenta sans succès de reprendre Carthagène. Il revint vers Gadès. Cette vieille colonie de Tyr, qui n'avait conservé qu'un semblant d'indépendance, nourrissait peut-être des jalousies et des rancunes
1. Que, selon la légende, le consul lui aurait appris en jetant dans ses avantpostes la tête d'Asdrubal.