‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 154 sur 407 · Voir l. il, p · texte numérisé non relu

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armées, elle consentirait à une paix qui ne serait pas trop défavorable à leur patrie. S'ils eurent cette pensée, ils se trompèrent. Les Romains étaient résolus à ne pas traiter avant la libération complète du territoire italique, et Scipion, élu consul à son retour d'Espagne, prépara l'expédition africaine. Quand ses victoires en Libye firent comprendre aux Carthaginois qu'ils avaient besoin de toutes leurs forces contre l'envahisseur, ils rappelèrent Hannibal et Magon, vers la fin de l'été de l'année 203. La douleur dllannibal fut grande assurément lorsqu'il quitta cette Italie où, quinze ans plus tôt, il était entré avec tant d'espérances. Mais que son rappel l'ait indigné, cela n'est nullement vraisemblable : il n'ignorait pas que le salut de Carthage exigeait ce sacrifice. Selon Tite-Live, Magon mourut en mer, d'une blessure qu'il avait reçue dans un combats Après son départ, un officier, nommé Amilcar, aurait réuni des Ligures et des Gaulois et tenu tête aux Romains pendant plusieurs années en Cisalpine; il est difficile de dire s'il y a quelque chose de vrai dans les récits qui le concernent ^>

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