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3. Du côté de la Numidie, d'où Syphax devait venir le rejoindre. Appien(Z,i6., 9)dit que le camp où Asdrubal exergait ses recrues, pendant les préparatil's de- Scipion en Sicile, était à 200 stades (35 kilomètres) de Carthage. Si cela est exacte il elail peul-ètre dans la région de 'iébourba. — Selon le même auteur, Asdrubal^ Svpbax et aussi Masinissa, qui aurait été alors leur allié, seraient venus, aussilôtaprès le débarquement des Romains, s'établir près de leur camp et d'Utique iLib., 13); puis, Syphax serait retourné pour quelque temps dans son royaume^ alin, aurait-il dit, de combattre des voisins {ibid., 14). Ce récit n'est pas admis-^ sible. Si Publius séLail trouvé en présence d'une grande armée ennemie, il n'aurait pas eu toute liberté de faire une expédition dans l'intérieur et d'assiéger- Utique : faits attestés, non seulement par Tite-Li-ve, mais encore par Appien.
4. Tite-Live,XXlX, 28, 10; 29, 1. Ni Appien, ni Zonaras ne parlent de cette escarmouche. Nous allons raconter un autre engagement dans le(iuel des cavaliers carthaginois furent aussi commandés par un Hannon. « Tous les auteurs, dit Ïile-Live (XXIX, 35, 2), ne mentionnent pas ces deux chefs carthaginois de mèmanom, tués dans deux combats de cavalerie; ils ont craint, je crois, de se tromper en racontant deux fois le même fait ». Le nom dTlannon était très répandu à Carthage et il n'est nullement invraisemblable que deux rencontres de cavalerie aient eu lieu à peu de jours d'intervalle. Nous croyons donc (contre Fallin, dans. Neumunn, Das Zeitaiter dcr punischen Kriege, p. 522, n 4) que Tite-Live, c'est-àdire probablement Tolybe, a eu raison de ne pas les confondre (conf. Tissot, I^ p. 551 ; Kahrstedt, p. 337-8, 545).