Tite Live, XXIX
b. Fils d'Asdrubal, le (ils de Giscon, selon Dion (Zonaras, IX, 12, p. 438, a).
7. Peut être à lleuchir el liey (Dur Robra apud Tissot, 1, p. 552) : Atlas urcheol. der
Scipion celte réflexion dédaigneuse : « De la cavalerie sous les toits en été! Qu'ils soient plus nombreux encore, pourvu qu'ils gardent un pareil chef! » Publius combina alors une opération qui eut un plein succès. Il ordonna à Masinissa d'aller se montrer, à la tête de ses cavaliers, sous les murs de Salœca et de provoquer ainsi les ennemis, mais de se replier peu à peu devant eux quand le combat serait engagé; lui-même interviendrait à temps. Il suivit, en effet, avec la cavalerie romaine et s'avança sans être vu, en passant derrière des collines q^ie longeait la route. Le roi fit ce qui était convenu. Les gens dllannon, sortant du bourg les uns après les autres, vinrent l'attaquer. Il leur céda le terrain, tout en résistant, et les amena jusqu'aux collines qui cachaient la cavalerie de Scipion ^ Celleci apparut et enveloppa les Africains, déjà fatigués du combat et de la poursuite. En ce moment, Masinissa se retourna et prit part à la lutte. Hannon et un millier des siens furent massacrés. Les autres s'enfuirent, pourchassés par les vainqueurs^; 2 000 environ furent faits prisonniers ou tués; parmi ces derniers, se trouvaient 200 Carthaginois, dont quelques-uns étaient des hommes riches et de noble naissance ^
la Tunisie, f de Mateur, n°* 21-23. Ce lieu, situé à TOuest-Sud-Ouest d'Ulique, se trouve à la distance indiquée : Tissot, L c. ; Veith, p. 581.
1. Si le combat eut lieu véritablement, comme le dit Appien (voir p. 217, n. 3), à proximité d'une tour située à 30 stades environ d'L'tiiiue, il est permii de supposer, avec M. Veith (p. 580-2), que Scipion, se dirigeant vers le Sud-Ouest, longea le versant septentrional du djeLel Menzel Ghoul et vint se mettre en embuscade au Nord d'un col qui s'ouvre entre cette ligne de collines et le djebel Douimis. Il aurait débouché au moment où llannon passait à la hauteur de ce col, au Sud, poursuivant Masinissa, qui, par l'autre versant du djebel Menzel Ghoul, se repliait vers le camp romain voisin d'Utique : voir Atlas archéol. de la Tunisie, f de Porto -Farina; Vrith, carte 13 a; ici, carte à la p. 100.
2. Sur un es[)ace de 30 milles (44 kilomètres), selon les manuscrits de Tite-Live, ce qui est inadmissible; le chilTre est sans doute altéré : Weissenborn, à Tite-Live, XXLX, 34, 10; Veith. p. 5S2.
3. Ce récit est celui de Tite-Live (.\.>ÎIX, 34, 1, 4-17), qui l'a très probablement emprunté à Polybe. Les récits de Dion et d'Appien sont dilTérents. Voici ce que raconte Dion (fragm. 5G, 68-70, et apud Zonaras, IX, 12, p. 438, a-b). Masinissa, allié en apparence aux Carthaginois, se concerte avec Scipion. Sur le conseil du roi, llannon court sus à des cavaliers romains qui pillent la campagne. Ceux ci 86 replient, en l'attirant vers un lieu où leur général se lient eu embuscade
Scipion alla avec son année prendre Sakeca, où une gar* nison fut laissée*. Ce bourj^ était peut-être celui qu'Appien appelle Locha^ et dont la population fut, dit-il, égorgée par les soldats, malgré leur généraP. Les Romains parcoururent ensuite le pays environnant et entrèrent dans quelques autres bourgs ^ Ils revinrent à leur camp au bout d*une semaine, avec un riche butin, qui, comme le précédent, fut envoyé en Sicile, pour témoigner des succès remportés ^
Dès lors, Publius employa toutes ses forces contre Utique,
Publias attaque les ennemis par devant, tandis que Masinissa se jette sur eux par derrière, llannon et beaucoup de ses compagnons sont faits prisonniers; beaucoup ■d'autres sont tués. Asdrubal s'empare de la mère de Masinissa et l'échange contre llannon. — Dans Appien (Lib., 14), Masinissa a de nuit une entrevue secrète avec tjcipion; il l'invite à placer le lendemain 5 000 hommes en embuscade, près d'une louT construite jadis par Agathocle à 30 stades d'Utique. D'autre part, il décide Asdrubal à détacher Hannon, pour faire une reconnaissance et pour s'assurer de la lidélilé des gens d'Utique. Hannon prend avec lui 1 000 cavaliers carthaginois d'élite et des Africains; le roi, qui a proposé de l'accompagner, emmène ses Numides. Quand ils sont arrivés devant la tour, Hannon se dirige vers L'tique avec un petit nombre des siens. Alors, quelques ennemis se montrent. Masinissa conseille à l'ofiicier qui commande les forces puniques en l'absence d'IIannon d'aller les attaquer. Après que toutes les troupes romaines, sorties de leur embuscade, ont engagé le combat, le roi tombe sur les Carthaginois qui, pris de deux •cotés, sont massacrés ou faits prisonniers. Puis il se porte à la rencontre d'Hannon <\m revient et qui le laisse approcher sans défiance; il s'empare de lui et le conduit au camp de Scipion. Appien ajoute, comme Dion, qu'il l'échangea contre ^a mère. Son récit contient peut-être une indication exacte, celle du lieu où le combat fut livré. Pour cette tour d'Agathocle, voir p. 47, n. 7. Pour ce que Cœlius €t Valerius Antias disaient à propos d'Hannon, p. 202, n. 2. — Brève mention de ce combat dans Eutrope, 111, 20, 3.