‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 202 sur 407 · Locus peridnneus caslris ». dit César · texte numérisé non relu

Locus peridnneus caslris ». dit César

b. On lit dans ('esar : « Abe-jt deredo itinere ab Utira paulo ampliiis passus mille ». Le texte est pr(d)alih'inenl altéré, car la distance qu'il marciue est trop faible de nmitié (conL Veitb, p. 583. n. I).

7. Pour rem|)la('e'nent des l'a-<tra (^.ornelia. V(tir Polybe, XIV. 6. 7; Tile-Live, XXIX, 33, 13 (cité p. 220, n. 2); César, Ueli ci>\, II, 24'. 2-4; Ptolemee, IV, 3, 2

220 HISTOIRE MILITAIRE DE CAUTllAGE. .;

camp de l'infanterie fut placé, non pas à la pointe, fort étroite, mais à la base du promontoire. Au Nord, sur le côté occidental de la lan«z:ue de terre (par conséquent en face d'Utique), là où la pente était moins raide qu'ailleurs*, les vaisseaux furent mis^ à sec et gardés par les équipages; un retranchement fut élevé pour protéger à la fois ce camp naval et l'autre. Au Sud, et au-dessous de l'infanterie, campa la cavalerie ^

Asdrubal et Syphax établirent leurs camps d'hiver à environ onze kilomètres de celui de Scipion^ et à 1 800 mètres l'un de l'autre*. Il est très probable que ces camps étaient du côté de- Cartha'^e et de la vallée inférieure de la Medjerda, de manière

p. 618, édit. Millier; Stadia^mus maris Magni, 125, dans Geogr. gr. min., édit. Mullor,. I, p. 472. Tissot, II, p. 83-84; Veith, p. 583-4 et carte 13, a.

1 César l. c, II, 24, 3 : « Id aulem est iuguni derectum, eminens in mare, ulraque ex parle praeriiplum atque asperum, sed tamen paulo leniore fastigio ab ea parte quae ad Ulicam vergit ».

2. Tite-Live, XXIX, 35, 1.3-14 : « Castra hiberna in promunturio, quod tenui iugo continenti adhaerens in aliquantum maris spatium extendilur, communit; uno vallo et navalia castra ampleclitur. Iugo medio legionum castris inpositis, latus. ad septenlrionem versum subductae navesnavalesque socii tenebant, meridianam vallem ad allerum litus devexam equitatus ». Voir la feuille de Porto-Farina de- VAtlas archéologique de la Tunisie, où l'on a marqué le tracé approximatif de l'ancien littoral. — M. Veith (p. 585-6 et pi. 13, a) adopte une disposition différente. Il croit que la flotte fut placée au Nord-Est du camp, par conséquent sur le côlé oriental du promontoire. A cet endroit, la pente est très raide. De plus, sur le littoral du "-olfe d'Ulique, de dangereux vents d'Est soufflent même en hiver, quoique moins fréquemment qu'en été. Il eût donc été imprudent de constituer une sorte de port dans un lieu exposé en plein à ces vents. Au contraire, le camp naval s'il se trouvait là où nous le plaçons, était abrité des vents d'Est par lepromontoire. Dautre part, il était suffisamment protégé des vents d'Ouest et de Nord-Ouest par les hauteurs entourant le golfe. Tite-Live (XXX, 25, 6) parle d'un vaisseau qui, venant de Carthage, rentre au camp romain. Après avoir dépassé l'embouchure du Bagrada, il s'apprête à doubler un promontoire qui ne peut être que celui de Galaat el Andeless. Celte indication prouve que, selon l'historien lalin. le lieu de débarquement était sur le côlé occidental du promontoire. D'après M. Veith, la cavalerie élait placée à l'Ouest du camp de l'infanterie, et non pas» comme le dit Tile-Live. au Sud, où elle aurait été trop exposée à des attaques. Mais Scipion établit sans doute le camp des cavaliers de manière à rendre une surprise difficile et, au cas où ce camp aurait été forcé, à permeltre une retraite vers le '>rand camp. Il était naturel de placer en avant du reste des troupes les^ cavaliers, qui devaient sortir fréquemment, soit pour piller, soit pour savoir ceque faisaient les ennemis.

3. Polybe, XIV, 4, 1 : environ 60 stades (10"", 656). Tile-Live (qui se sert de Polybe) dit 7 milles (lO^'S 360) : XXX, 5, 3.

Page 1