‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 210 sur 407 · Polybe, XIV · texte numérisé non relu

Polybe, XIV

4. "Aooa dans Polybe, XIV, 6, 12; 066a dans Tke-Live, XXX, 7, 10.

5. Tite-Live, XXX, 7,3: « Syphax octo miliu»m ferme inde spalio loco munita consedit ». Il semble bien que cette dislance ait été celle qui séparait les deux villes en question (cela n'est pas certain, car, dans une phrase insérée entre la mention de ces deux lieux, Tite-Live parle, d'après Polybe. de deux autres villes dont Scipion s'empara et qui, dit l'historien grec [XIV, 6, 5], étaient voisines de la place fojte où Asdrubal s'était d'abord réfugié). Un centre nommé Thubba existait, à l'époque romaine, à Henchir Chouégui, ou Henchir Tobba, au Nord-Ouest de Tébourba (Atlas archéol. de la Tunisie, f de Mateur, n" 293). Ce nom rappelle Abba ou Obba; tJt pourrait être le préfixe du féminin en berbère : conf. t. I, p. 317. Henchir Tobba est situé à environ 21 kilomètres au Sud-Ouest de l'emplacement présumé du camp numide. Ce fut de ce côté que Syphax dtul s'enfuir. La distance entre Henchir Tobba et Henchir Bou Djaoua, où, par une hypothèse du reste très fragile, nous placerions volontiers Anda, est de 18 kilomètres = 12 milles : cela ne cadre pas avec le chiffre qu'indique Tite-Live.

SCIPION ET HANMBAL. 229

ceux des siens qui avaient échappé à la catastrophe'. Mais, bientôt, d'accord avec ses amis -, il prit le parti de retourner dans son royaume ^

Au milieu de la consternation des Carthaginois, le Sénat délibéra sur ce qu'il y avait à faire. Certains proposaient de demander à Scipion une trêve et d'engager avec lui des négociations pour la paix. D'autres voulaient qu'on rappelât Hannibal d'Italie et soutenaient que c'était la seule chance de salut qui restât. D'autres disaient qu'il fallait reprendre courage, réunir des soldats, envoyer des députés au roi des Masaesyles. Ce fut cet avis qui l'emporta*. Asdrubal fut donc chargé de procéder à de nouvelles levées. Une députation alla prier Syphax de persévérer dans ses bonnes dispositions et lui annoncer que, dans très peu de temps, son beau-père viendrait le rejoindre avec des troupes".

Le roi se laissa convaincre surtout par les supplications de Sophonisbe et par la rencontre qu'il fît. près d'Abba, d'un corps de plus de 4 000 Celtibères, qui, s'étant enrôlés au service de Carthage, venaient de l'Ouest^ Ces hommes, braves et bien armés, lui inspirèrent une grande confiance et il renonça à se retirer en Numidie^ Les Carthaginois, eux aussi, disaient merveilles des mercenaires espagnols, dont ils enflaient le nombre; l'espoir renaissait dans leurs cœurs. On se décida à recommencer la guerre*. Au bout de trente jours % une armée de

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