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4. Polybe et Tite-Live ne la nomment pas. Appien \l.ih., '2i) appelle '.\vcx la vilUr ou Asdrubal s'enfuit après rincendie do son camp. Tissol (1, p. 5ol)) est disposé à croire qu'Anda se trouvait au lieu qu'il appelle Merkeb en Nnbi, sur la jive droite de la .Medjerda et à l'Ouest du djebel Ahmar (conf. à la planche XVII do
rurent aussi des fuyards. C'était une place forte. Le général carthaginois crut d'abord pouvoir s'y maintenir. Mais Scipion, dès le point du jour, avait quitté les camps incendiés. Il s'approchait et la population d'Anda paraissait disposée à capituler. Asdrubal abandonna donc ce lieu, avec environ 500 cavaliers et 2 000 fantassins, débris de ses troupes, et il rentra à Carthage. La ville se rendit aux Romains. Scipion l'épargna, mais il laissa piller deux bourgs voisins*. Après être revenu à son camp, il alla s'établir devant Utique, dont il pressa le siégea Les soldats, auxquels le butin des camps ennemis et des bourgs fut partagé, le vendirent à vil prix à des marchands, car ce succès leur faisait espérer pour l'avenir bien d'autres richesses ^ Syphax s'était arrêté à Abba*, lieu fortifié, situé à huit milles environ d'Anda ^ et y avait rallié
l'allas joint par M. Reinach à la Géographie de Tissot : c'est, semble-t-il, le n° 4^ de la feuille d'El Ariana, dans VAtias archéol. de la Tunisie). On pourrait penser à Henchir Bou Djaoua, situé un peu plus en amont (Atlas archéol., l. c, au Sud du n" 50; sur cette ruine, voir La Blanchère, Bull, archéol. du Comité, 1887, p. 444). Tout près de là, il y avait peut-être sur le. fleuve un pont, portant une route qui allait à Carthag^e (voir p. lli, n. 2). Ce lieu eût été bien choisi pour communiquer avec la capitale et la vallée de la Medjerda : Polybe indique qu'Asdrubal eut d'abord l'intention de demeurer dans la ville où il s'était retiré. Henchir Bou Dji.>jua est à 11 kilomètres au Sud de Douar Touba, où l'on peut supposer qu'était le camp punique incendié par Scipion. Voir la petite carie à la p. 109.