‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 214 sur 407 · Polyhe, XIV, y. G-ll; c(»nf. Tilo-Live, XXX · texte numérisé non relu

Polyhe, XIV, y. G-ll; c(»nf. Tilo-Live, XXX

2. Polybe, XIV, 10, 1; coiif. Tile-Live. XXX, 9, 9. M. Tite-Livp, (jui se sort de Polybe. n'en dit rien.

4. Pour les indications d'Appien el de Uion Cassius au sujet dWsdrubnl. jusqu'à sa mort, voir t. !!, p. 2G8-9. Nous n'y reviendrons pas. Il n'y a probablement rien de vrai dans les réfils de «es auteurs relatifs nu projet (ju'Asdrubal aurait forme d'allanuer le camp romain : conf. Kahrsledl, p. iU.").

5. Peul-ôtre vers la fin de mai. Il eût assurément mieux valu que la flotte exil été prèle plus tût. avant le retour de Scipion à pro.\imité d'I'tique. Le temps u'avûil pourtant pas manijué aux Carlha^inojs,

entoura de trois ou quatre rangs de bâtiments de charge, dont les mats et les vergues furent enlevés, placés transversalement de navire en navire et attachés les uns aux autres par des câbles. Chaque rangée de transports constitua ainsi une sorte de rempart, difficile à disjoindre. Dans les intervalles de ces gros vaisseaux, des planches furent jetées, de manière à assurer les communications, et formèrent des ponts sous lesquels des embarcations légères pouvaient passer, soit pour se porter vers l'ennemi, soit pourT revenir se mettre à l'abri ^ Environ 1 000 soldats d'élite reçurent l'ordre de combattre sur les transports, où l'on entassa une énorme quantité de javelots, afin de n'en pas manquer, au cas où la lutte se prolongerait. Tout cela fut fait très vite. Pourtant, si les Carthaginois s'étaient hâtés, ils auraient pu tomber sur les Romains en plein désordre et les écrasera Mais leurs défaites récentes les rendaient timorés. Ils naviguèrent très lentement, n'attaquèrent pas ce jour-là et, au coucher du soleil, allèrent mouiller dans le port de Rusucmon, vers Porto-Farina^ Le lendemain matin, ils gagnèrent la haute mer et rangèrent leurs vaisseaux en ordre de bataille. Ils croyaient que les ennemis viendraient à leur rencontre. Après les avoir attendus longtemps en vain, ils se décidèrent à prendre l'offensive. Ce fut un véritable siège, et non pas un combat naval. Les transports étant plus élevés que les galères puniques, les traits lancés par les Romains avaient plus de force. Mais les barques qui passaient sous les

1. Pûlybe, XIV, 10, 6-12; conf. Tite-Live, XXX, 10, 1-6. Polybe nous fait défaut pour la suite de cette aiïaire. Mais, comme nous constatons que, jusque-là, Tite-Live Ta copié, il n'est pas douteux qu'il n'ait raconté toute la bataille navale d'après le même auteur; l'accusatif Rusucmona (XXX, 10, 9) est une forme grecque : conf. t. Il, p. 146, n. 3.

2. Du port militaire de Carthap:e à Ulique, il n'y avait guère plus de 40 kilomètres par mer. Or Sci[)ion en avait à peu près 30 à franchir par terre, avant de pouvoir ordonner dos préparatifs qui, naturellement, exigèrent plusieurs heures. Les Carthaginois étaient libres de choisir leur jour : il n'y a donc pas lieu de supposer qu'ils soient sortis par un mauvais temps, qui les aurait retardés.

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