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3. ('ola ressort nelternent des récits de Puiybe et do Tilo-I.ive. 4 I» 244.
2n4 IIISTOIUE MILITAIRE DE CARTIIAGE.
aurait raltaché le nom de Zama, qui faisait partie des souvenirs laissés à tous par cette guerre.
Nous écarterons donc le récit d'Appien *, pour suivre celui de Polvbe.
Scipion, sorti de son camp, s'avança à travers le territoire punique. Outré de la perfidie des Carthaginois, il n'acceptait plus de soumissions ; partout, il entrait de force dans les villes et réduisait les populations en esclavage. Il envoya à Masinissa message sur message, l'informant des événements récents et l'invitant à réunir le plus de troupes possible et à venir promptement ^ : preuve qu'il ne se jugeait pas capable de prendre l'offensive contre son redoutable adversaire avant d'avoir reçu des renforts.
Le gouvernement punique pria Hannibal de mettre fin à ces dévastations en marchant aussitôt à l'ennemi. Aux députés qui vinrent à Hadrumète, le général répondit qu'ils eussent à se mêler d'autres affaires et à lui laisser le soin de choisir son heure ^ Il est probable que ses préparatifs n'étaient pas entièrement terminés : pendant l'armistice, il n'avait sans doute pas pu prendre en pleine liberté toutes les mesures nécessaires. Il
1. Ainsi que d'autres indications de source romaine qui se rapprochent plus ou moins de celles d'Appien. Valerius Antias, cité par Tite-Live (XXX, 29, 6), parlait d'une première bataille gagnée par Scipion : Hannibal y aurait perdu 12 000 soldats tués et 1 700 faits prisonniers. — Dans Zonaras (IX, 14, p. 441, c-d), Scipion marche contre Hannibal, dont il a appris les succès sur Masinissa. Hannibal va lui-même au-devant des Romains. Les deux armées restent pendant de nombreux jours l'une en face de l'autre. Puis Scipion feint de retourner vers Utique, pour attirer le général carthaginois. Celui-ci le suit en effet avec ses cavaliers, que Publius attaque tout à coup et qu'il bat; leurs bagages tombent en son pouvoir. — Frontin, Strat., III, 6, 1 : Scipion veut s'emparer de certaines villes, occupées par de fortes garnisons. Il feint de s'enfuir. Hannibal le poursuit, en emmenant même les défenseurs de ces villes, que, sur Tordre de Publius, Masinissa et les Numides prennent aisément. — Le même, I, 8, 10 : attaque par Minucius Tliermus d'un convoi destiné à Hannibal. — Eutrope, III, 22, 2 : Haiinibal, vaincu par Scipion dans de fréquents combats, lui demande la paix. Une conférence a lieu : Publius maintient les conditions antérieures, mais exige 100 000 livres d'argent de plus, pour punir la déloyauté des Carthaginois. Cela n& plaît pas à ces derniers, qui ordonnent à Hannibal de combattre.