Appien, Lib
avec son armée, qui s'accroît des troupes d'Asdrubal, fils de Giscon. Scipion, voulant affamer la ville, la fait bloquer par sa flotte. Sa cavalerie rencontre et bat celle d'IIannibal près de Zama*. Après quelques escarmouches, les Komains remportent de nouveau un grand succès : par ordre de Publius, le tribun militaire Thermus se place de nuit en embuscade sur le passage d'un convoi de vivres destiné aux ennemis; il tue 4 000 Africains, en prend autant et capture le convoi, qu'il amène à son chef. Découragé, Ilannibal fait demander à Masinissa de lui servir d'intermédiaire pour obtenir la paix. Le roi y consent; Scipion indique ses conditions, qu'Hannibal accepte; une trêve est conclue. Mais, malgré le Sénat, le peuple de Carthage refuse d'entendre raison ; il ordonne au général de livrer bataille sans tarder, car la famine presse. L'armistice est dénoncé; Publius s'empare d'une grande ville, Parthos (ou Parthon), et établit son camp auprès d'IIannibal, qui se retire. Nous avons déjà fait remarquer - qu'Hannibal ne retourna pas à Carthage avant la bataille dite de Zama ^ qu'il n'était pas homme à obéir aux sommations du peuple, que le rôle attribué à Masinissa est invraisemblable, puisque ce roi était alors loin de Scipion, Nous avons montré aussi * qu'Hannibal avait de bonnes raisons pour ne pas conduire son armée à Carthage. Appien néglige de dire comment elle y vint, comment elle en sortit, pourquoi les deux cavaleries se trouvèrent en présence dans la région de Zama, à plusieurs journées de la capitale africaine et du camp do Publius. Les combats dont il parle auraient été de véritables victoires pour les Romains. Cependant Polybe ne les mentionne même pas. Il est à croire que ce sont des inventions : à l'une des doux batailles, on
1. Lib., 36 : Itztzo fj.ryix Ytyvstat TieplZâixav (correction assez probable pour -ijjiov, qui se lit sur lo inauuscrildu Vatican).