‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 243 sur 407 · Poiybe, XV, 11, 1-3 et · texte numérisé non relu

Poiybe, XV, 11, 1-3 et

3. Voir les réflexions de Poiybe, XV, 16, 2-4. Conf. Veith, p. 648-651.

4. Poiybe ne dit pas que la fuite de la cavalerie d'Hannibal ait été volontaire. Des auteurs modernes ont admis celte hypothèse : Lehmann, p. 592 et 614 Delbr/ick, p. 383; Veith, p. 649, 655, 656; Kahrstedt, p. 504.

soldats S Ilannibal ne la ferait donner qu'à la fin de l'action, pour achever les Romains épuisés; jusque-là, il la maintiendrait à quelque distance en arrière, prête toutefois à intervenir 5i Publius essayait de jeter sa cavalerie ou une partie de son infanterie sur les flancs des troupes engagées dans la lutte ^ prête aussi à faire comprendre à ces troupes que, derrière elles, il y avait des pointes d'épées pour les recevoir, si elles lâchaient pied.

Scipion disposa sa grosse infanterie sur trois lignes^ : hasiati, principes, triarii, en mettant entre ces lignes et entre les •compagnies (manipules) qui composaient chaque ligne les intervalles d'usage. Mais il renonça à l'ordonnance usuelle en quinconce : au lieu de placer les compagnies de la seconde ligne en arrière des intervalles de la première, il les rangea derrière celles des hastats. Il adopta certainement la même disposition pour les triaires, quoique Polybe ne le dise pas. Ainsi furent ménagés des couloirs perpendiculaires au front et aux deux espaces qui séparaient les trois lignes. Cet ordre de bataille était destiné à parer à l'attaque des éléphants \ Dans les intervalles de la première ligne furent placés des soldats armés à la légère (vélites). Ils devaient commencer le combat. S'ils étaient refoulés par les éléphants, les plus agiles, dans leur rapide retraite, suivraient les couloirs et passeraient à l'arrière; ceux que les animaux serreraient de près se réfugieraient à droite et à gauche des couloirs, dans les espaces ménagés entre les lignes ^ A l'aile gauche, fut phicé Lœlius,

1. Tile-Liv^e (XXX, 33, 6, et 35, 9) croit à tort qu'Hannibal les plaça on dernière ligne parce qu'il se méfiait d'eux. Il a mal lu Polybe (XV\ 11, 2, et 16, 4j.

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