‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 245 sur 407 · Polybe, XV, 9, 7 et · texte numérisé non relu

Polybe, XV, 9, 7 et

CSELL, m. 18

274 IlISTOlllE MlLITAinE DE CARTHAGE.

avec la cavalerie italienne; à l'aile droite, Masinissa, avec tou5 les Numides qu'il commandait^ (par conséquent, si Polybe ne se trompe pas, avec ses fantassins, comme avec ses cavaliers-).

Le plan de Scipion assi«^nait sans doute à la cavalerie la double tâche qu'elle sut remplir : dégarnir d'abord les ailes ennemies, soit en détruisant sur place les cavaliers qui les formaient, soit en les mettant en fuite et en les poursuivant au lom, de manière à les rendre incapables d'une intervention nouvelle; puis tomber sur les flancs et les derrières de l'infanterie d'Hannibal. Cependant, l'infanterie romaine devait tenir bon contre des forces supérieures. Nous sommes peu disposé à croire^ que Scipion ait eu l'intention de renouveler le double mouvement tournant qui lui avait réussi aux Grandes Plaines*,, c'est-à-dire de faire passer les princes et les triaires à droite et à gauche des hastats et de les jeter sur les flancs de l'infanterie carthaginoise. Il n'avait pas trop de tous ses fantassins pour résister aux attaques de front qu'il allait subir.

Après les exhortations que les généraux adressèrent ou chargèrent leurs lieutenants d'adresser aux troupes, les cavaliers numides des deux armées préludèrent à la bataille par des escarmouches. Puis Hannibal donna Tordre de faire avancer les éléphants. Effrayés par le bruit des trompettes qui sonnaient de toute part, quelques-uns d'entre eux reculèrent et se jetèrent sur les Numides formant l'aile gauche de l'armée punique. Masiiiissa profita aussitôt du désordre qu'ils causèrent pour mettre ces Numides en fuite. Le reste des éléphants, étant tombés sur les vélites, firent d'abord beaucoup de mal, non sans avoir

1. Polybe, XV, 9, 8 : (xs-rà Trâvrorv tûv ûç' éautov TaTTOfxevwv No[j.àSwv,

2. On se demande cependant ce que les fantassins purent faire à l'aile droite, après que Masinissa eut mis en fuite les cavaliers de l'aile gauche carthaginoise. 11 n'est guère vraisemblable qu'ils aient pris part à la poursuite de ces cavaliers. MM. Lehmann (p. 576 et 597) et Veith (p. 673) supposent qu'ils avaient été placés,, non pas à l'aile droite, mais sur le front, avec les vélites.

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