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9. Claudius, retenu d'abord par le mauvais temps en Italie, se rend en Sicila où il apprend la victoire de Scipion.
SGIPION ET HANNIBAL. 28i
ce qu'il y a de vrai dans ces récits. Une autre flotte de 50 galères, sous les ordres de l'ancien préteur P. Lentulus, arriva au camp du promontoire très peu de temps avant le retour de Scipion; elle convoyait 100 transports, chargés d'approvisionnements K
Avec ces 50 vaisseaux de guerre, les 30 que Cn. Octavius lui avait amenés vers le début du printemps ^, enfin les 40 qu'il avait depuis son départ de Sicile % Publius disposa de forces navales importantes. Il s'en servit pour faire une démonstration propre à accroître la terreur des Carthaginois, abattus par le désastre de Zama. Tandis que les légions, commandées par Octavius, marchaient sur Carthage, il se mit à la tête de toute sa flotte et se dirigea vers cette ville*.
Ilannibal s'y trouvait : il n'avait fait que passer par Hadrumète^ Il conseilla de demander la paix^ Un vaisseau, couvert de bandelettes ^ et de branches d'olivier, s'avança à la rencontre des navires romains. Il portait dix députés, choisis parmi les premiers citoyens, qui faisaient des gestes de supplication et imploraient la pitié du vainqueur. Pour toute réponse, ils reçurent l'ordre de se rendre à Tunis, oii Publius irait camper. Après s'être arrêté devant Carthage, moins pour voir lui-même que pour se faire voir, Scipion revint au promontoire, où il rappela aussi Octavius ^ Il alla ensuite occuper