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3. Polybe, XV, 17, 3-6; conf. Tite-Live, XXX, 37, 1 (Scipion, dit-il, donna réponse aux députés dans une deuxième entrevue, au lendemain de la première). Voir aussi Appien, Li6., 53.
4. XV, 18. — Sur les conditions de la paix accordée aux Carthaginois à la fia de la seconde guerre punique, voir E. Tiiubler, Imperium Ftomanurrif l, p. i90-22O
tout ce qu'ils leur ont enlevé injustement pendant l'armistice ^ Ils rendront les prisonniers et les esclaves fugitifs, sans prescription de temps. Ils livreront tous leurs vaisseaux de guerre» à l'exception de dix trirèmes, et tous leurs éléphants. Ils ne feront la guerre à aucun peuple en dehors de la Libye; en Libye même, ils ne la feront pas sans y être autorisés par les Romains. Ils remettront à Masinissa les habitations, les terres, les villes et tout ce qui a appartenu à ce roi ou à ses ascendants, à l'intérieur des limites qui leur seront indiquées. Ils fourniront à l'armée du blé pour trois mois; ils lui fourniront aussi la solde, jusqu'à ce que la réponse concernant ce traité ait été apportée de Home. Ils verseront 10 000 talents euboïques d'argent en cinquante ans, à raison de 200 talents par an. Ils livreront en garantie cent otages, que le général romain choisira parmi des jeunes gens qui n'auront pas moins de quatorze ans, ni plus de trente ^ ».
1. Gomme nous le verrons, cette restitution était exigée immédiatement, et non lors de la conclusion du traité définitif (conf. Tite-Live, XXX, 37, 6).
2. Ïite-Live (XXX, 37, 2-0) reproduit Polybe, avec quelques inexactitudes, et aussi plusieurs petites additions : aux esclaves fug-ilifs, il ajoute les déserteurs; les Cartliaginois ne devront plus désormais dompter d'éléphants; ils concluront un traité d'alliance avec Masinissa. 11 mentionne ainsi l'interdiction de faire la guerre : « bellum neve in Afriea, neve extra Africam iuiussu populi Komani gérèrent ». On voit que, dans ce passage, il altère Polybe, tout en le copiant. Ailleurs (XLIl, 23), il indique, sans doute d'après une autre source, une clause qui aurait interdit formellement aux Carthaginois de faire la guerre à des alliés du peuple romain : « illo haud ainbiguo capile foederis..., quo diserte vetenlur cum sociis populi Romani bellum gerere ». En même temps, il aflirme quj ce traité leur défendait toute action militaire hors de leurs frontières : « Carlhaginienses foedere illigalos silere : prohiberi enim extra fines eiïerre arma » (conf. Ei'it. l. XLIX : Uome, quand elle déclare la guerre aux Carthaginois, en 149, leur reproche, entre' autres griefs, • quod exercilus extra (Inès duxissent, quod socit> populi Komani et amico Masinissae arma intuiissent -). Par i-ouséquenl. le traité aurait permis, ex()liiilement ou implicitement, aux Carthaginois de résister à des agresseurs qui n'auraient pas été des alliés de Home. — Un certain nombre de clauses sont aussi énumérées dans un fragment de Dion Cassius (5G, 85, édit. Melber; conf. Zonaras, IX, 14, p. 443, a). Elles concordent avec celles qu*indi<iu(> IMIybe (en outre, mention des déserteurs, défense d'avoir désormais des éléi>haiii>. défense de faire des levées de troupes et d'embaucher des mercenaires). Pu r Ai)pien, voir ci-après. — L'indemnité de guerre est mentionnée dans un fragment d'ICnnius (Annalrs, Vahlen, 2* édit., v. 26o : « Pooni stipendia pcndunt •' et par Pline l'Ancien, XX.Klll, 51 (Rome a exigé de Carlhagc en argent • oclingenta milia* XVI pondo annua, in (luimiuaginta annos »). Voir aussi Aulu-Gelle, VII (Vi), »
Scipion aggravait certaines exigences du traité conclu avant la rupture de l'armistice : l'indemnité était doublée; le nombre des galères laissées aux Carthaginois, réduit de moitié. L'interdiction de toute guerre sans une autorisation préalable de liome était peut-être une clause nouvelle.
Appien ^ indique aussi les conditions imposées par Scipiou. Les stipulations relatives aux vaisseaux, aux éléphants, à la réparation des dommages commis pendant la trêve ^ aux prisonniers ^ à l'indemnité, aux otages \ au blé et à la solde qui seront fournis à l'armée ^ sont à peu près les mêmes que dans Polybe. Une clause se rapporte aux obligations que les Carthaginois, devenus les alliés de Rome, auront à remplir envers elle ^ ; on peut croire qu'elle figurait en effet dans le traité ', quoique Polybe ne la mentionne pas ^ Au contraire, il est probable qu'une autre clause est une invention : c( Dans les soixante jours qui suivront la conclusion de la paix, Magon devra évacuer la Ligurie ^ ». On a