‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 27 sur 407 · Diodore, XX · texte numérisé non relu

Diodore, XX

V). Mesnage, L'Afrique chrélienne (Paris, 1912), p. 120. Il mentionne plusieurs documents qui donnent l'ethnique Meglapolitanus.

6. Le P. Mesnage {l. c.) propose de l'identiher avec Mohammédia, au Sud de Tunis.

7. Mfitzer, I, p. 370, 4G4 (après Barth, Wanderungen, p. 131). Contra : Tissot, I,. p. 537, qui fait observer qu'Agalhocle ne dut pas longer la côte occidentale de la ])éninsule, bordée de montagnes escarpées, mais qu'il s'avança sans doute soit par le centre, soit par l'Est de cette presqu'île.

l'intérieur des terres ^ Il faut pourtant reconnaître que la description du pays très riche traversé par les Grecs conviendrait mieux à une région plus rapprochée de Carthage, par exemple à celle de Soliman et de Mennzel Bou Zalfa, vers la base de la péninsule ^.

A la vue de l'incendie des vaisseaux, les équipages de la flotte punique avaient éprouvé une grande joie. Mais lorsqu'ils surent que l'armée d'Agathocle s'était mise en route, s'avançant rapidement, ils comprirent que cet incendie était un malheur pour leur patrie, et non pour les Siciliens : en signe d'affliction, ils tendirent des peaux sur les proues de leurs galères. Ils recueillirent les éperons des navires brûlés et envoyèrent des gens à Carthage pour y raconter ce qui s'était passé. Mais déjà des campagnards, qui avaient appris le débarquement, étaient venus l'annoncer en toute hâte. Frappés de stupeur, les Carthaginois s'imaginèrent d'abord qu'un désastre avait anéanti leurs forces de terre et de mer en Sicile, car, pensaient-ils, jamais le tyran, s'il n'eût été victorieux, n'aurait quitté Syra-^ cuse, jamais il n'aurait osé transporter tant de soldats en Libye, si ses ennemis eussent été maîtres de la mer. C'était par toute la ville une agitation tumultueuse; le peuple courait vers la place publique, les sénateurs s'assemblaient. La foule se lamentait et cro)^ait qa'Agathocle allait apparaître devant les murs. Quelques-uns disaient qu'il fallait lui envoyer des députés pour négocier, et aussi pour se rendre compte de ce qu'il pouvait faire; d'autres conseillaient d'attendre des informations précises. Les messagers envoyés par l'amiral débarquèrent au milieu de celte confusion \ Leur récit ranima les cœurs. Le

1. Atlas archéologique de la Tunisie, f* de Kelibia, n" 2. Mesna^e, /. c, p. ll»i.

2. L'ideiUillralion de Solitnaii et de Mêir«i!épolis, proposée par Sliaw t't adoplce par (îuéri i (II, p. 100), ne s'appuie du resle sur aucun ar^-uint'iil solide. ConL Wi manu-, au G. /. L., VIII, p. 119; ïissot, /. c. La région de Soliinau esl à plus, de 6'J kiloin Ir 's dos Girriéres. Il aurait doue fallu deux jours aux Grecs pour l'aU('iudrt>.

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