‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 301 sur 407 · Conf. t. II, p. 96; ici, p. 182 (n. 2) et p · texte numérisé non relu

Conf. t. II, p. 96; ici, p. 182 (n. 2) et p

les enchâssa, lisse plaignirentà Rome, qui envoya des commissaires. Ceux-ci ne prirent aucune décision et réservèrent le jugement de l'aiïaireau Sénat. L'année suivante, dit Tite-Live\ le peuple romain garantit à Carthage la paix, non seulement de sa part, mais aussi de la part de Masinissa. C'était une belle promesse pour l'avenir. Quant au territoire contesté^ le roi le garda. On ne sait si des députés romains qui se rendirent auprès de lui, puis à Carthage, en 174, eurent à s'occuper du conflits Mais il est certain que les rapports étaient alors très tendus entre JMasinissa et la république africaine ^

En 172, des ambassadeurs carthaginois se trouvèrent à Rome en mên\e temps que Gulussa, fils du roi. Ils accusèrent ce dernier d'avoir occupé, au cours des deux années précédentes, plus de 70 villes et lieux fortifiés dans la contrée qui appartenait à leur patrie (Tite-Live ne dit pas où étaient ces villes). Le prince, invité à donner des explications, déclara qu'on le prenait au dépourvu : il n'a\;ait pas eu connaissance des griefs que les Carthaginois avaient été chargés d'exposer au Sénat et il n'avait pas reçu d'instructions de son père à ce sujet. On le pria de retourner en Numidie; il avertirait Masinissa d'envoyer le plus tôt possible des députés. pour répondre aux plaintes de Carthage; celle-ci en enverrait aussi pour défendre sa cause. Le Sénat aurait ajouté qu'il ne souffrirait pas que Carthage fût injustement dépossédée*. Les Romains, qui allaient commencer les hostilités contre Persée, voulaient la ménager, car ils redoutaient qu'elle ne s'entendît avec le roi de Macédoine. Gulussa et une ambassade punique vinrent à Rome en 171, mais une lacune du manuscrit de Tite-Live ^ nous empêche de

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