‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 31 sur 407 · Mention de la mort d'ilauuon dans Justin, X.XII, G · texte numérisé non relu

Mention de la mort d'ilauuon dans Justin, X.XII, G

GSELL, III. 3

3i HISTOIRE MILITAIRE DE CARTHAGE.

se tint ce raisonnement : s'il était vainqueur, ses concito3^ens n'auraient plus besoin de lui et il ne pourrait pas réaliser son projet de s'emparer de la tyrannie; une défaite le servirait mieux; quant à Agathocle, une occasion de le battre se trouverait facilement plus tard. Il est assez téméraire d'attribuer à Bomilcar des pensées qu'il ne révéla sans doute à personne. Quoi qu'il en soit, il commanda aux premiers rangs de se replier vers la hauteur que l'armée avait occupée avant l'action. Mais, comme les ennemis devenaient très pressants, cette retraite ressembla bientôt à une fuite; les Africains crurent que leur front était enfoncé et se débandèrent. Lo bataillon sacré, qui, malgré la mort d'Hannon, avait résisté vaillamment, céda à son tour : les autres ayant lâché pied, il risquait d'être pris à revers. Ce fut une déroute dans la direction de Carthage. Après avoir poursuivi pendant quelque temps les fuyards, Agathocle revint sur ses pas et pilla le camp punique ^ Les Grecs auraient perdu dans cette bataille environ 200 hommes, leurs adversaires 1 000, ou, selon certains auteurs, plus de 6 000. Tels sont les chiffres indiqués par Diodore-. Justin^ dit que 2 000 Siciliens et 3 000 Africains périrent. Ce désastre consterna les Carthaginois. L'imputant à leur négligence envers les dieux, ils s'efforcèrent de les apaiser par des supplications et des offrandes extraordinaires. Ils envoyèrent les plus riches présents à Héraclès, protecteur de leur métropole; ils sacrifièrent à Cronos 500 enfants, appartenant aux premières familles*. Des députés se rendirent auprès d'Amilcar, qui commandait en Sicile, et lui réclamèrent des /enforts. Ils apportèrent les éperons des navires grecs ^ Le

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