Diodore, XX, 10, G
EXPÉDITION D'âGâTHOCLE. 33
cenaiies, enfin 3 000 Samnites, Étrusques et Gaulois. Il se plaça à l'autre aile avec ceux qui formaient sa garde et opposa 1 000 hoplites au bataillon sacré. Il couvrit les extrémités des ailes par 500 archers et frondeurs. Ses hommes avaient à peine les armes nécessaires. Certains d'entre eux en manquaient même tout à fait S mais Agathocle sut leur donner un faux air de combattants, en leur faisant tenir des étuis de boucliers fixés sur des baguettes. Il faut croire que, malgré l'abondance des chevaux rencontrés dans la campagne - et les harnachements emportés de Syracuse, il n'avait pas pu constituer un corps de cavaliers : Diodore n'en mentionne point; il dit, au contraire, que l'armée grecque s'e{Tra3'ait, non seulement du nombre des Carthaginois, mais aussi de l'importance de leur cavalerie \ Pour la rassurer, le tyran fit lâcher des chouettes dont il s'était pourvu. Ces oiseaux de bon augure, consacrés à Athéna, vinrent se poser sur les casques et les boucliers, et on les accueillit comme des messagers de victoire \
Les chars commencèrent l'attaque. Mais une partie des attelages, accablés de traits, furent aussitôt mis hors de service; d'autres passèrent inoffensifs entre les rangs des Grecs, qui s'écartèrent pour les éviter; le reste revint précipitamment en arrière. Les troupes d'Agathocle soutinrent aussi le choc des cavaliers et les forcèrent à tourner bride. Après ces premiers combats, toute l'infanterie punique engagea la lutte. Hannon, désirant se réserver l'honneur de la journée, se jeta avec impétuosité sur ceux qui lui faisaient face et leur infligea de grosses pertes. Mais, couvert de blessures, il tombai Sa mort fut fatale aux Carthaginois. Diodore prétend que l'autre général
1. Meitzer (I, p. 374) suppose que c'étaient les équipages Je la flotte.