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vernement responsable d'un attentat contre une ambassade qui avait Nasica à sa tête ?
Appien ne connaît qu'une cause de la troisième guerre punique : la guerre faite à Masinissa, au mépris du traité de 201 K Telle devait être la vérité ^ Les Romains qui bésitaient encore à suivre le conseil impitoyable de Caton n'avaient plus à s'embarrasser de scrupules : la faute de Carthage venait à point pour justifier le sort qu'on lui destinait. Elle était épuisée par son récent désastre : on pouvait espérer que, •condamnée, cJe se résignerait au suicide; si la victime voulait résister, le bourreau aurait vite raison d'elle. Il n'y avait pas de temps à perdre. Le roi numide n'avait pas licencié son armée, quoiqu'il eût conclu la paix. Il se tenait à peu de distance de la grande ville ^ tandis que ses partisans y rentraient. Il fallait se hâter de punir Carthage d'avoir attaqué Masinissa, avant qu'elle ne fut défendue par Masinissa, devenu son maître.
1. Lib., 74. Voir aussi Diodore, XXXII, 1. On lit dans le sommaire du livre XLVIII ■de Tite-Live : « Carthaginienses, cum adversus foedus bellum Masinissae intulissent, victi ab eo... insuper Romanum bellum meruerunt». Tite-Live aurait pu s'en tenir là et s'abstenir d'indiquer ailleurs {Epit. l. XLIX), parmi les causes de la rupture, la constitution d'une flotte de guerre par les Carthaginois et leur refus de laisser Gulussa entrer dans leur ville.