Cicéron, Acad , II, 32, 102. V. infra, p
8. Appien, 98. Diodore, \XXII, 7. Plutartiue, Caton r Ancien, 27; Pruec. ger, rtip., X, 8 (Morolia, Didot, II, p. 983). Zonnras, I.\, 27. p. 404, d. De viris illur- Ànbus, 58. Eutrupe, IV, 10, 3. Orose, IV, 22, 1. Cicéron, Rép., VI, 9.
adopté par le fils aîné de Scipion l'Africain. Il s'était distinj^uè en loi, dans une campagne contre des Espagnols, ot nousavons dit' que. Tannée suivante, son chef l'avait chargé (rime mission auprès de Masinissa. En 149, il était âgé de 35 ou 3G ans. Doué d'une santé robuste^ il aimait la vie en plei^ii ajr, les exercices physiques, et se gardait des excès qui eussent puaffaiblir son corps. Comme l'Africain, il était à la fois audacieux et réfléchi. Dans sa vie privée, il se montrait aiïable^ simple, désintéressé, très attaché à ses amis. Il eut, tout jeune, le goût des études sérieuses; Polybe, qu'il fréqumta assidûment, l'instruisit dans les lettres grecques. Sans perdre les fortes qualités romaines, il prit à la civilisation hellénique ce qu'elle avait de bon^
Son maître allait devenir son historien. Dès la première année de la guerre, les exploits de Scipion remplissent le récit d'Appien, emprunté à Polybe. Celui-ci eut soin de prévenir ses lecteurs qu'il n'avait pas fait une trop large place aux actions et aux paroles de Pub]ius^ Il est certain qu'il devait être très disposé à vanter un homme qui lui témoignait une vive affection et dont il avait formé l'intelligence. Mais il n'exagérait pas trop* : la conduite de Scipion, au temps oii il était tribun, mérita un bel éloge de Caton, vieillard peu complimenteur ; elle lui valut, quelques mois plus tard, les suffrages de tout le peuple romain.
Après avoir probablement accompagné son ami en Espagne et en Afrique ^ Polybe avait obtenu, vers la fin de 150, l'autorisation de rentrer en Grèce, avec quelques centaines de sea