Diodore, XX, 17, 1. Voir t. II, p. 301, n
6. Où les Grecs s'étaient sans doute réfugiés après la prise du camp. — Schubert (p. 128) croit que Diodore a raconté par erreur deux attaques succesaivos
Dès qu'il connut la défaite des siens, Agathocle emmena sa garde et un petit nombre d'autres soldats et alla occuper en secret une montagne que l'on voyait à la fois de Tunis et d'Hadrumète. Là, il ordonna à ses compagnons d'allumer de nuit des feux sur beaucoup de points; il fit ainsi croire aux Carthaginois qu'il marchait contre eux avec de grandes forces, aux Iladrumétins que des renforts importants arrivaient aux Grecs. Ce stratagème eut le double effet qu'il en attendait. Ceux qui étaient devant Tunis s'enfuirent vers Carthage, abandonnant leurs machines; les Hadrumétins, effrayés, capitulèrent*.
Tissot-, acceptant le récit de Diodore, remarque que le djebel Zaghouane est la seule montagne qui soit également visible de Tunis et de Sousse^ Les Hadrumétins et les Carthaginois ne pouvaient pas supposer qu'une armée, se portant en hâte soit d'un côté, soit de l'autre, se fût détournée pour faire l'ascension d'un sommet escarpé. Mais ils pouvaient voir dans ces feux des signaux, destinés à guider, pendant la nuit, une marche forcée : entre Tunis et Iladrumète, la route la plus courte passait à proximité du djebel Zaghouane, au Nord et à l'Est de cette montagne. Si l'anecdote est vraie ^ les feux furent peut-être allumés, non au point culminant, à 1 29o mètres d'altitude, mais un peu plus au Nord-Est, plus près du chemin à suivre, au « Poste optique », dont l'altitude est de 975 mètres.
de Tunis par les Carthaginois (pour la seconde, voir plus loin). Mais il ne le prouve pas.