‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 352 sur 407 · Odyssée, X · texte numérisé non relu

Odyssée, X

4. Polybe, XXXVI, 8, 7 (édit. Bûttner-Wobst). Diodore, XXXII, 9 a. Plutarque. Caton CAncien, 27; Reg. et imper, apophth., Scipio Minor, 3 {Moralia, Didot, I. p. 242); Praec. ger. reipubL, X, 8 {ibid., II, p. 983). Tite-Live, Epit. l. XLIX. Tite-Live rapportait le mot de Caton après avoir raconté l'expédition de Xépliéris. C'était surtout dans cette circonstance que Scipion s'était mis hors de pair; auparavant, l'éloge de Caton aurait été quelijue peu outré. — UEpitome ajoute qu'aux comices de la fin de l'année 149, un grand nombre de «' tribus » voulurent élire Scipion consul, quoiqu'il n'eût pas làge légal. Cela n'est probablement pas exact (sans parler de la mention erronée de « tribus », alors qu'il aurait fallu dire « centuries »).

5. Selon Zonaras (IX, 27, p. 464, d), Manilius aurait signalé à Rome le mauvais vouloir de Masinissa.

6. Appien, 103. — L'un des députés, M. Glaudius Marcellus, qui avait été trois fois consul, se noya en mer : Tite-Live, Epit. l. L, et papyrus d'Oxyrhynque (Hossbach, p. 135); Cicéron, In Pisoncni, 19, 44; De divinat.. Il, 3, 14; Defato. 14, 33.

7. Le pai)yrus d'Oxyrliynque (Rossbach, p. 135) place la mort de Masinissa sous le consulat d'Albinus et de Pison, (jui entrèrent en charge le i" janvier 148. date du calendrier officiel. Lors de celte mort, Manilius, l'un des consuls de l'année 149, était proconsul, selon Valère-Maxime (V, 2, ext., 4); conf. Miinzer, dans firnl- Encyclopddie, IV, p. 1445. D'après l'ensemble du récit d'Appion. il est certain «lue le roi mourut pendant l'hiver; c'est encore en celle saison quAppieu place un événement postérieur {Lib., 107) : v. infra, p. "UiG, n. 2.

rait sa succession *. 11 regardait comme un ami sur le petit-fils adoptif de celui qui l'avait investi de son royaume. On sait que, deux ans auparavant, il avait reçu sa visite ; peut-être même l'avait-il revu depuis cette époque ". Tout irrité qu'il fût contre Home, il devait sentir quelle imprudence il aurait commise en se dégageant de sa tutelle. Sans la faire intervenir officiellement, il l'associerait aux mesures qu'il allait prendre, en demandant l'avis d'un homme qui appartenait à la plus illustre des familles romaines et dont la haute destinée n'était pas douteuse.

Quand Publius arriva à Cirta, le roi était mort depuis deux jours ^ Avant d'expirer^ il avait recommandé à ses enfants de se conformer aux décisions de Scipion \ Celui-ci, appelé comme conseiller, devenait un arbitre, en vertu de la dernière volonté du défunt ^ Il écarta du pouvoir les fils nés de concubines, non sans accroître les dotations que leur père leur avait faites. Les fils légitimes, dont l'aîné ne devait pas avoir moins de cinquante ans ^ étaient au nombre de trois : Micipsa, Gulussa et Mastanabal '. Publius décida que tous trois hériteraient du titre de roi et des trésors laissés par Masinissa, qu'ils se partageraient les revenus publics. Il leur assigna des attributions différentes selon leurs aptitudes. Micipsa reçut la capitale et l'administration du royaume ^ Gulussa, le commandement des armées, enfin Mastanabal, la juridiction.

1. Appien, 105. Zonaras, IX, 27, p. 403, a. Valère-Maxime, l. c. (Masinissa écrit à Manilius pour le prier de lui envoyer Scipion).

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