Kahrstedt, p
Néapolis se rendit à Pison et fut mise à sac, malgré les promesses faites aux habitants K Le consul se tourna ensuite contre Bizerte, d'où partaient des pirates qui tombaient sur les convois de vivres envoyés aux Romains -. Pendant tout l'été, il l'assiégea sans succès ; deux fois, les ennemis firent des sorties et mirent le feu à ses machines. Renonçant à son entreprise, il revint à Utique, où il passa l'hiver ^
Les Carthaginois, dont la ville n'était plus bloquée *, reprenaient courage. Ils avaient pu prêter main-forte aux défenseurs de Bizerte ^ et ils restaient en possession de la majeure partie de leur territoire. Ils faisaient sonner bien haut les échecs répétés de leurs adversaires et les indfgènes commençaient à douter de la puissance de Rome. Un chef numide, Bithvas, abandonna Gulussa et passa au service de Carthage avec 800 cavaliers. Les frères de Gulussa, Micipsa et Mastanabal, qui avaient promis aux Romains de l'argent et des armes, attendaient les événements. Le gouvernement punique leur envoyait des émissaires, ainsi qu'aux Maures % pour essaver de les convaincre que Rome, si elle était victorieuse, les soumettrait à leur tour \ Des députés allèrent aussi s'aboucher avec Andriscos; cet aventurier, qui se prétendait fils de Persée, s'était rendu maître de la Macédoine, avait battu les Romains et envahi la Thessalie ^
1. Appien, Lib., 110 (il mentionne la reddition de Néapolis sans nommer la \ille). Zonaras, IX, 29, p. 467, a. Voir aussi Diodore, XXXII, 18. Néapolis aurait été pillée, selon Appien; détruite, selon Zonaras et Diodore.
2. De Sicile à Utique. Appien croit à tort qu'Hippagreta, comme il appelle Bizerte, se trouvait entre Utique et Carthage (voir t. II, p. 147, n. 7).