‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 357 sur 407 · MÉya BûpaOpov (Appien, 100); emplacement inconnu · texte numérisé non relu

MÉya BûpaOpov (Appien, 100); emplacement inconnu

3. Appien, 109. Zonaras (/. c.) dit t(ue Manilius, après sa seconde expédition contre Asdrubal, se rendit à Utique, où il resta inactif. M. Kahrstedt (p. 631, n. 1) fait ub^orvor que cela cadre avec le passa,i?e d'Appien indiquant que trois jours étaient nécessaires à Manilius pour revenir de la région de Nepheris; il aurait €u besoin de moins de temps pour retourner devant Carthage.

Il se fit précéder à Rome par Scipion, qui emmena Phamaias *. Lorsque le tribun partit, tous les soldats l'acclamèrent en souhaitant qu'il revînt avec le titre de consul, car les dieux, croyaient-ils, avaient décidé que lui seul pourrait prendre Carthage. Le Sénat décerna des éloges à Publius. Quant à Phamaias, il reçut de riches présents ^ et on lui en fit espérer de plus grands encore, s'il rendait de bons services dans la suite de la guerre. Il le promit et retourna en Afrique, au camp romain.

L'année était déjà avancée quand L. Calpumius Piso Caesoninus vint prendre le commandement de l'armée ^ Il avait avec lui L. Hostilius Mancinus S auquel la flotte fut confiée. Général fort médiocre, Pison, six ans plus tôt, s'était fait battre en Espagne par les Lusitaniens ^ S'abstenant de renouveler les tentatives malheureuses de Censorinus et de Manilius contre Carthage et contre Asdrubal, il résolut d'attaquer les colonies maritimes et les Africains qui ne s'étaient pas détachés de Carthage. Il comptait ainsi priver la capitale et l'armée punique de leurs ressources en vivres et en hommes ^ Mais l'exécution de ce plan exigeait beaucoup de temps et n'était qu'une préparation aux résultats décisifs qu'il fallait atteindre.

Pison et Mancinus se dirigèrent d'abord vers Clupea, dans la péninsule du cap Bon. Ils donnèrent l'assaut à cette place par terre et par mer, mais ils ne réussirent pas à la prendre.

i. Appien et Zonaras, //. ce.

2. Appien, /. c. : une robe de pourpre avec une agrafe en or, un cheval caparaçonné d'or, une panoplie, 10 000 drachmes d'argent, 100 mines d'argenterie (plu* de 43 kilogrammes), une tente avec tout son mobilier. Selon Zonaras {l. c), Phamaias fut admis à prendre séance parmi les sénateurs (ce qui, naturellement, ne veut pas dire «lu'il soit devenu sénateur romain : conf., par exemple, Tite-Live, XXVIf, 5, 6).

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