Voir t. II, p. 16 et
l'enceinte. Ils manquaient de vivTes. Leur chef fît demander aux magistrats d'Utique et à Pison de lui en procurer le plus vite possible et de venir à son secours. Sa témérité l'avait mis dans une situation périlleuse, car il risquait, le lendemain, d'être expulsé et rejeté sur les rochers K En effet, dès l'aurore, il fut attaqué de tous côtés. Il n'avait que 500 hommes armés; il les disposa autour des 3 000 autres qui se trouvaient là. Couverts de blessures, refoulés contre le rempart, les Romains allaient être écrasés ^. Une intervention inattendue les sauva.
Les échecs de Pison, venant après ceux de Censorinus et de Manilius, avaient causé à Rome un profond mécontentement. A l'incapacité de ces généraux, on opposait les exploits récents de Scipion et l'on désirait qu'il allât commander en Afrique. Quand arriva l'époque des comices, Publius se porta candidat à l'édilité curule. Il n'avait pas l'âge requis pour le consulats Le peuple l'élut tout de même à cette magistrature. Mais le consul en charge* se refusa à proclamer un vote illégal. Les choses auraient mal tourné, si le Sénat, sur la proposition des tribuns, n'avait pas abrogé la loi, tout en décidant qu'elle serait remise en vigueur l'année suivante ^
C. Livius Drusus, élu en même temps que Scipion, exigeait que le sort désignât, selon l'usage, celui qui irait en Afrique. Un tribun demanda alors que le choix fut laissé au peuple;