Voir t. II, p
vatoire d'où l'on voyait ce qui se passait dans la ville. Vingt jours et vingt nuits suffirent, dit Appien, pour achever le tout; chacun, à tour de rôle, travaillait, combattait, mangeait et dormait. L'armée s'installa dans cette forteresse, qui interdisait aux assiégés toute communication par terre avec le continent : Publius voulait les affamera
Ils ne pouvaient se ravitailler qu'en Afrique, la guerre empêchant le trafic des marchands étrangers. Le commandant de la cavalerie, Bith3^as, s'efforçait de leur faire parvenir des vivres". Comme l'isthme était désormais infranchissable, il amenait, par des voies détournées, les convois sur le littoraP, où on les embarquait. La flotte romaine surveillait les abords de Carthage. Mais il était dangereux pour elle d'y stationner quand la mer s'agitait : les galères risquaient d'être jetées à la côte et, là, les ennemis, postés sur leurs remparts, les attendaient. Elles devaient alors s'éloigner. Les marins chargés de transporter les vivres recueillis par Bithyas, et aussi quelques marchands, avides de gros bénéfices, profitaient, au contraire, des vents qui venaient du large avec force : ils déployaient leurs voiles et se dirigeaient à toute vitesse vers le port, sans que les vaisseaux romains pussent les rejoindre. Mais ces vents favorables ne soufflaient pas toujours* et les provisions introduites dans la ville étaient insuffisantes; d'ailleurs, Asdrubal les réservait aux 30 000 hommes qu'il avait armés; il ne se souciait pas des soulîrances du reste de la population ^