‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 383 sur 407 · Sat., III, 9, 7-11 (formules d\'voc(itio et de dcvulio · texte numérisé non relu

Sat., III, 9, 7-11 (formules d\'voc(itio et de dcvulio

5. Le texte reproduit par Macrubo indique ici Carlhage: • urbem Carthuginem •.

et générations d'iceux comme dévoués et consacrés aux conditions auxquelles les ennemis ont été déjà le plus efficacement dévoués, etc. K »

Ces formules, iMacrobe les a empruntées à un livre de Sammonicus Serenus, qui les avait lui-même prises dans un ouvrage très ancien, rédigé par Furius^, probablement L. Furius Philus, consul en 136 avant J.-C. et ami de Scipion Emilien\ Elles paraissent bien être authentiques. Mais est-ce avec raison que les deux textes transcrits par Macrobe nomment expressément Carthage*? On en a douté. Les exemples connus d'évocations de divinités, a-t-on dit^ ne concernent que des villes du voisinage de Rome ; d'autre part, avant le règne de Septime Sévère, nous n'avons aucun témoignage d'un culte officiel célébré dans Rome en l'honneur de la déesse Céleste, la grande protectrice des Carthaginois. Sammonicus- Serenus, contemporain de ce prince, aurait appliqué faussement à Carthage la formule d'évocation, pour faire croire que le culte de Caelestis était vieux de trois siècles et demi dans la capitale du monde et n'y avait pas été introduit tout récemment par l'empereur africain. Cette hypothèse est assez plausible; en tout cas, elle s'appuie sur des constatations exactes. On a également soutenu que la seconde formule ne fut pas prononcée contre Carthage ^ Les cités qu'elle vouait aux dieux infernaux étaient détruites, mais, après cette exécution, la vie pouvait renaître sur les ruines; or des imprécations solennelles

1. Cette traduction est presque entièrement celle de M. Bouché-Leclercq, dans le Dictionnaire des antiquités, s. v. Devotio, p. 117.

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