Appien, 135. Zonaras, IX, 30, p. 469, d
7. Appien, l. c. : "Oo-at 7rô)>ei; i-jfxtjL£(j.a-/Y)X£(Tav toÎ; 7ro)-£tiso'.i; £iîj[iovo);, ïco;t -xa6î).eîv xTioLixQ. Le terme /caÔsXstv indique, croyons-nous, une destruction malcrielle, et non pas seulement l'abolition du régicne municipal. Après avoir mentionné successivement Népliéris, Tunis, Néapolis, As|)is (Glu[)ea), SUabon ajoute (XVII, 3, 16) : « Ces villes furent détruites par les Humains en même temps que Carthage ». Cela s'applique soit aux deux dernières, soit à toutes les (jualre. On a vu que Scipion s'empara de Néphéris ((uebiues semaines avant tle prendre (lar tliage. Néapolis fut prise en 148 et, à celte époque, pillée ou détruite, maigre la capitulation accordée par Pison (voir p. 369, n. 1). Clupea résista alors avec succès;-, il se peut qu'elle ait fait cause cctmmune avec Carthage peiidai.l deux ans encore. 11 me parait probable (|ue Tuuis tomba d'assez bonne heure au pouvoir des Romains, (jui ne pouvaient as iéger Cai tliage avec celle menace derrière eux, ni entreprendre leurs expcilit.ons contre Nè|>heris avec cet obstacle sur leur route. Lors de la troisième expédition, en 147, LaMius contourna le lac ; il dut donc passer sous Tunis.
s'étaient, de leur plein gré, associées aux Romains furent déclarées libres ^ et reçurent une part des terres conquises; surtout Utique, qui avait donné l'exemple de la défection : ses possessions s'étendirent désormais jusqu'à Hippo (liizerte) vers, le Nord, jusqu'à Carthage vers le Sud ^. Des terres furent aussi attribuées à des transfuges \ Rome s'annexa la région dont les Carthaginois étaient encore maîtres au début de la guerre^ bien moins pour accroître sa puissance et ses ressources que pour écarter de l'emplacement de la cité morte les convoitises, des rois numides *. Ainsi fut constituée la province d^Africa. Leur tache remplie, les commissaires retournèrent en Italie. Scipion demeura en Afrique, pour exécuter les décisions qui avaient été prises ^ en particulier la destruction totale d& Carthage ^ et l'établissement d'un vaste fossé, destiné à marquer les limites de la nouvelle province \ Il revint ensuite à Rome. Il y célébra un triomphe où figurèrent une foule de statues et d'objets précieux \ Comme l'homme illustre dont il
1. « Peuples libres » {populi liberi), dit la loi de l'année lil, qui les énu mère, au nombre de sept : C. /. L., I, n° 200, 1. 79 (p. 84); voir aussi 1. 75 {ibid.), 1. 85 (p. 85); conf. supra, p. 353, n. 1.
2. Appien, Lib., 135. G. /. L., l. c, 1. 81. Ces terres ne furent pas incorporées aux territoires propres des villes libres. Le peuple romain, qui les concéda, continua à s'en considérer comme propriétaire. Il en fui de même des terres concédées aux transfuges. Mommsen, au C. I. L., 1, p. 98.
3. Loi de l'année 111 : I. 76 et 85. Ces transfuges étaient sans doute les compagnons de Phamaias, peut-être d'autres encore. Mommsen, L c.
4. A l'intérieur des limites de la province, certaines terres furent concédées. aux fils de Masinissa; mais, comme celles qu'avaient reçues les cités libres, elles n'en faisaient pas moins partie du domaine public de Rome. Voir C. /. L., I,. n° 200, 1. 81; Cicéron, Leg. agr., I, 4, 10, et II, 22, 58.