‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 393 sur 407 · Appien · texte numérisé non relu

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6. Cicéron, Legf. agr., II, 19, 51; 32, 87. Orose, IV, 23, 6 (pour ce passage, conf. t. II, p. 33, n. 5).

7. Pline l'Ancien, V, 25 : « ... fossa inter Africanum sequentem et reges Thenas usque perducla ». Y. supra, p. 326-7.

8. .A-ppien. 135; Tite-Live, Epit. L LU; Cicéron, République, VI, 11; etc. Pline l'Ancien (XXXIII, 141) dit cependant que 4 370 livres d'argent seulement furent montrées à ce triomphe, parmi le butin. Mention de deux statues apportées de Ciirthage à Rome : un grand Apollon, dressé en face du Cirque (Plutanjue, Flamiivnus, 1); un Hercule, auquel, affirmait-on, les Carthaginois sacrifiaient tous les ans une victime humaine; au temps de Pline (XXXVI, 39) il gisait devant le •^ oi liquc des Nations.

était le petit-fils par adoption, il avait mérité le surnom à'Africanus ^

Ce qui restait de la population de Carthage fut vendu sur les marchés d'esclaves*, sauf un petit nombre de nobles, jeunes gens livrés comme otages au printemps de 149, ou prisonniers que l'on consentit à épargner; ils menèrent une vie obscure ■dans divers lieux de l'Italie qu'on leur assigna pour résidences ^

Il y avait alors à Athènes un philosophe d'origine carthaginoise ^, dont le nom punique était Asdrubal, mais qui se faisait appeler Kleitomachos ^ Disciple du néo-académicien Carnéade, il devint chef de l'Ecole après son maître ^ Il fut célèbre et honoré : il publia des traités que, plus tard, Cicéron mit largement à contribution '; il eut à Rome de puissants amis, entre autres L. Marcius Censorinus ^ l'un des consuls qui, dans le camp d'Utique, avaient repoussé les supplications

1. Cicéron, l. c. Velleius Paterculus, I, 13, 2. Zonaras, IX, 30, p. 470, a. Dessau, Jnscriptiones latinae selectae, I, n° 43. Etc.

2. Orose, IV, 23, 7 : « Multitude omnis captivorum, exceptis paucis principibus, Tenundata est ». Cicéron, Tusculanes, III, .22, 53 : « Karthaginienses multi Roinae servierunt ». Selon Zonaras (IX, 30, p. 469, d), la plupart de ceux qui tombèrent au pouvoir des Romains furent jetés en prison et y moururent; quelques-uns seulement auraient été vendus. Mais il est invraisemblable que l'État ait fiardé en captivité environ 50 000 personnes.

3. Zonaras, L c. Il menlionne, outre les otages, Asdrubal et Bithyas, le Numide (jui avait commandé la cavalerie punique. Une citation faite par Suidas (s. v. <ï>tXav9pa)7rr,0£Î;) est peut-être empruntée à Polybe : « .\sdrubal, ayant eu un entretien avec lui (l'interlocuteur n'est pas nommé) et ayant reçju un accueil bienveillant, voulut se rendre dans un pays étranger ». S'agit-il de notre Asdrubal et de Scipion? 11 est certain que Scipion fit paraître le général cartUaginois à son triomphe : Tile-Live, Epit. l. LU; Eutrope, IV, 14, 2 (« Africani..., anle cuius currum duclus est Asdrubal »).

4. Son père était peut-être un Grec établi à Carthage : voir t. II, p. 22S, n. 7.

5. Plutarque, De Alexandri fortuna, 5 (Moralia, Didot, I, p. 403). Diogène iLaërce, IV, 67. Etienne de Ryzance, s. v. Kap/Tjôôv. Papyrus d'IIeroulanum : S. Mekler, Acadcmicorum philosoplioruni index Iferculancnsis (Berlin, h)02), p. 88.

6. En 129-8, à l'âge de 37 ans. Il ne fut pas le successeur immédiat de Carneade. 5^ur sa carrière, voir Mekler, L c, p. 118-120.

7. Dans le De nalura deoriim et le De divimitioiu', probablement aussi dans les Academica et peut-être dans le De falo. Voir Schanz, Geschiclite der rômischen Littc ralur, I, 2, .3" édit., p. 352, 300, 361, 362, 366, 370.

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