Coiif. Tissot, /. c
3. Coiiiint' le reriianiue M. Zielinski (Die Ictclen Jahrc des zweiten punischen Krieges, p. 12), axpa signiHe cap : "Axpa Iz-ov, étai^ donc sur la mer.
i.'Voir t. II, p. liO, n. 0.
5. Un ne peut pas penser à "Itztto- i'xpï, ca^^^udiqué sur le littoral de la grande Syrtc(t. II, p. 118, n. 3). M. Zielinski (/. c, p. 12, 15-re; conf. Faltin, dansC. Neuniann, Das Zeitalter der punischen Kricge, p. 512. n. 2) veut placer TAcra Hippou prise par Eumachos sur la côte du Sahel tunisien, au Nord de Sfax. Mais les arj^umiMils «ju'il donne ne me paraissent nullement convaincants.
0. Tissot (11, p. 280) a fait observer avec raison (jiril n'y a pas lieu d'idenliller Acris, ville autonome, avec Ucrcs, voisine de Corlliage.
par Eumachos et dirigée encore vers la haute Libye. Dépassant les villes dont il s'était précédemment emparé, Eumachos se jeta tout cà coup sur celle qu'on appelait Miltine^ Vaincu dans un combat de rues, il perdit un grand nombre des siens et dut s'enfuir. De là, il s'avança à travers une chaîne de monta'Hies, longue de 200 stades (35 kilomètres), pleine de chats sauvages dont la présence écartait tout oiseau. Il parvint dans un pays où les singes abondaient et vivaient familièrement avec les hommes ^ Il y avait là trois villes, dont le nom indigène fut traduit par les Grecs Il'.Br.xo'ja-o-a'., « les villes des Singes ». Eumachos en emporta une d'assaut et la pilla; il reçut la soumission des deux autres. Mais, ayant été informé que les indigènes rassemblaient de grandes forces contre lui, il prit le chemin le plus court pour retourner vers le littoraP.
Cette dernière indication prouve qu'il était allé loin dans l'intérieur des terres. Où? nous ne saurions le dire : peut-être dans l'Est de l'Algérie*. L'emplacement de Miltine et de ces villes des Singes est inconnu : il n'y a plus de singes aujourd'hui dans la Berbérie orientale ^ L'auteur dont Diodore est l'écho a reproduit avec empressement ce qu'un compagnon d'Eumachos avait conté sur ces animaux et sur les chats sauvages; un peu plus de précision géographique aurait mieux fait notre affaire.
Cependant les Carthaginois, estimant sans doute que les Grecs, privés d'un chef tel qu'Agathocle, seraient plus faciles à vaincre, firent de grands préparatifs. Le Sénat décréta la formation de trois armées. L'une se dirigerait vers les villes mari-
1. Diodore, XX, 58, 1 : e'tç t-t^v •/.a),o'JîJ.£vr,v M'.).t'!v/;v tzôIvj.