‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 50 sur 407 · Gonf. t. I, p · texte numérisé non relu

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times^ c'est-à-dire, probablement, vers le littoral oriental de Tunisie^; une autre, vers l'intérieur^ (Tunisie centrale?); la troisième, vers le haut pays* (Tunisie septentrionale et Est de l'Algérie?). On diminuerait ainsi le nombre des bouches à nourrir dans la capitale, où les vivres commençaient à devenir msuffîsants, car une foule de gens étaient venus de tous côtés pour y chercher un refuge. Il n'y avait guère lieu de redouter un siège, Carthage étant bien défendue par ses murailles et par la mer. Les alliés seraient encouragés dans leur fidélité quand ils verraient plusieurs armées en campagne, prêtes à les secourir; ceux qui, par crainte, s'étaient unis aux Grecs renoueraient les liens antérieurs. Enfin, les ennemis devraient se diviser et s'éloigner beaucoup de Carthage". Les événements prouvèrent la justesse de ces calculs.

Trente mille hommes sortirent de la ville. L'armée qui gagna le haut pays était conduite par un Himilcon; celle de l'intérieur, par un Hannon'^; on ne dit pas qui était à la tète de celle du littorale De son côté, Archagathos envoya une partie de ses forces vers la région côtière, en confia d'autres à Aischrion et prit le commandement du reste, déduction faite d'une garnison qu'il laissa à Tunis. Le pays était traversé en tous sens par des troupes en marche ^

Hannon avait à combattre Aischrion. Il le fit tomber dans une embuscade et le tua, avec plus de 4 000 fantassins et environ 200 cavaliers. Parmi les survivants, ceux qui ne

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