‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 5 sur 407 · Diodore, XIII · texte numérisé non relu

Diodore, XIII

2. Pour la période qui s'étend catre 400 et 3G7, voir A. Holm, Geschichle Siciliens im Alterthum, II (1874), p. 77-100, 110-121, 124, 127-8, 142-3; Meltzor, Geschichle 'der KiirUuujer, 1 (1870), p. 258-314; E. A. Froeman, History of Sicily, 111 (1802), p. 444-588, et IV (1804), p. Gl-148, l(i8-174. 107-201. 205-0; J. Bolocli, Griechische ■Geschichte, II (1897), p. 85-91, 155-163, 171-3, 175; E. Meycr, Geschichle des Allerthuins, V(1902), p. 50-121, 105-0, 407-8. — La source presciue uuiciue est nio<lore de Sicile, (jui reproduit sans doute Timée, avec quehjues additions empruntées à Éphore.

3. Nous avons indiqué l'importance de cette campagne et de la suivante au j)oiut de vue de l'histoire des sièges : voir t. II, p. 412.

d'indigènes, traversèrent l'île et arrivèrent devant Himère qui^ après une courte résistance, fut emportée et rasée; elle ne se releva plus. Au lieu où son grand-père Amilcar avait trouvé la mort en 480, Ilannibal fit égorger 3 000 prisonniers, victimes expiatoires. Mais il prit soin de sauver de précieuses œuvres d'art, qu'il envoya en Afrique. Ensuite, il licencia soik armée : la campagne n'avait duré que trois mois. Par la destruction des deux cités qui étaient les postes avancés de l'hellénisme, Carthage avait voulu convaincre les Grecs qu'elle ne leur permettrait pas de dominer dans la Sicile occidentale. Elle n'était pas encore disposée au grand effort qu'eussent exigé la lutte à outrance et la conquête de Tîle entière. Avant de commencer les hostilités, elle avait témoigné des égards à Syracuse et lui avait même offert de juger le différend de Ségeste et de Sélinonte. Syracuse s'y était refusée; elle avait envoyé au secours des Sélinontiens et des Himéréens quelques troupes qui apprirent en route la prise de Sélinonte et qui, après avoir tenté vainement de défendre Himère, ne purent qu'emmener dans leur retraite une partie de la population ^

L'année suivante, Ilermoerate, un Syracusain qui avait glorieusement combattu les Athéniens, alla, avec une petite armée^ occuper Sélinonte, dont il releva les remparts; il ravagea l'Ouest de l'île, battit les Phéniciens de Palerme et de Motyé^ puis, se rendant à Himère, il y recueillit les ossements de ses concitoyens qui avaient été tués quelques mois auparavant et les fit porter à Syracuse ^ Le gouvernement de cette ville n'avait pris aucune part aux provocations d'Hermocrate. Celui-ci était alors un banni; il périt bientôt en essayant de rentrer dans sa patrie. Mais il s'était posé en champion et ea vengeur des Grecs. Carthage craignit que cet exemple ne fut suivi et elle voulut en finir.

Page 1