‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 7 sur 407 · Située àquelque dislance à TOuest d'Himère · texte numérisé non relu

Située àquelque dislance à TOuest d'Himère

2. Diodore, XIV, 10, 4. Si l'indication est exacte, il faut en conclure que Cépha-^ loidion, située entre llimère et Alaisa, appartint aux Carthaginois; à supposer que les monnaies portant la légende lioushmelqart doivent lui être attribuées (voir t. II, p. 203), elles datent de cette époque.

3. Pour l'expc'ditiun de 400-5 et le traité qui la termina, voir Diodore, XIII» 79-90, 108-111, 114.

naires, fabriqua des armes, des machines, et tri])la sa flotte; la catapulte fut alors inventée et, pour la première fois, l'on construisit des vaisseaux à cinq rangs de rameurs, En 398', Denys se jugea prêt: la peste, qui sévissait en Afrique, était pour ceux qu'il allait combattre une cause de faiblesse. Il fit approuver §es projets par le peuple. Aussitôt; les comptoirs et les A'aisseaux des Carthaginois qui trafiquaient à Syracuse furent pillés. Les autres Grecs de Sicile imitèrent cet exemple. Pour se mettre sans doute en règle avec le droit des gens, le tyran envoya à Carthage un héraut, porteur d'une lettre invitant le gouvernement punique à renoncer aux villes grecques qu'il détenait dans l'île et l'avisant qu'un refus entraînerait la guerre. Cette lettre fut lue devant le Sénat, puis devant l'assemblée des citoyens. Elle ne reçut pas de réponse, mais des commissaires allèrent en Europe recruter des soldats.

Den3^s sortit de Syracuse et s'avança rapidement vers l'Ouest. Les Grecs que Carthage avait asservis se joignirent à lui. Il' était à la tête de plus de 80 000 hommes quand il arriva devant Motyé ; en même temps, 200 navires de guerre et 500 transports, chargés d'un grand matériel de siège, avaient longé la côte méridionale. Motyé, cité phénicienne renforcée peut-être par des colons carthaginois -, s'élevait au milieu d'une baie, sur une petite île très voisine du littoral; c'était le port le plus rapproché du continent africain, le plus propre au débarquement des armées puniques. Himilcon, venu avec 100 trirèmes, tenta de dégager cette ville. Il apparut soudain à l'entrée de la baie, sur les bords de laquelle les ennemis avaient tiré une bonne partie de leurs galères. Mais Denys fit transporter par terre ces vaisseaux jusqu'à la haute mer. Menacés d'être pris entre des forces supérieures, le Magonide et sa Hotte retournèrent en Afrique.

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