Voir t. H, p. 147, u
3. Zonaras, VIII, 10, p. 397, a-b. Frontin {Strat., I, 5, G) attribue le nuMiic siratagèine au consul G. Duellius (Duilius) qui, ayant pénétré dans le port do Svracuse, y aurait été enfermé : indication évideiuinoiit inexacte. Peut-être faut-il lire « in portu Hippacrilano » (et non « Syracusauo ») et supposer qu'un lioinomyn du consul dirigea cette expédition.
fita que pour ravager quelques cotes. Elle négligea d'accroître sa marine, peut-être même de l'entretenir*. Elle paraissait aussi lasse que Rome, aussi incapable d'efforts décisifs.
Elle eut du moins dans l'île, à la fm de la guerre (depuis 246), un jeune général, Amilcar Barca^, qui tira de faibles ressources un parti merveilleux. Sur la côte septentrionale, près de Palerme, il occupa la montagne isolée et escarpée que l'on appelait Heircté^ Quelques retranchements, élevés dans les intervalles des précipices, suffirent pour faire de cette montagne une forteresse imprenable. Amilcar trouvait là des pâturages, des terres que l'on pouvait ensemencer, des sources, un air salubre, rafraîchi par les brises du large. Une baie servait de port à ses vaisseaux, qui allaient ramasser du butin en Italie. Il fatiguait par des combats continuels une armée ennemie campée près de lui, du côté de Palerme.
Au bout de trois ans, il quitta Heircté et débarqua de nuit au mont Eryx, dans le voisinage de Drépane, qu'il voulait probablement dégager. Il s'établit sur le plateau qui portait la ville d'Éryx, évacuée peu d'années auparavant*. Avec des troupes qu'il ne pouvait payer et qu'il ne nourrissait pas tou-
1. Gonf. t. II, p. 457. — Florus (I, 18,30-32) dit que M. Fabius Buteo, consul en 145-4, détruisit, près d'Aegimurus (Zembra, îlot à l'entrée du golfe de Tunis), une flotte punique qui se rendait en Italie. La flotte romaine, chargée de butin, aurait été à son tour détruite par une tempête. Gette indication, qu'on ne retrouve pas ailleurs, est fort suspecte : conf. Meltzer, II, p. 582.
2. Gicéron (voir p. 81, n. 3) et Zonaras (VIII, 10, p. 386, 6) le confondent avec l'Amilcar qui commanda en Sicile de 261 à 256, prit part à la bataille navale d'Ecnome et fut appelé en Afrique, où il combattit Régulus, puis les Numides. Mais, au dire de Gornélius Népos (Amilcar, I, 1), Amilcar Barca commença à commander une armée dans les derniers temps de cette guerre, étant encore très jeune, « admodum adulescentulus ». Noter cependant que, si son fils aîné Hannibal naquit seulement en 247, Barca avait des filles qui étaient nubiles vers Tannée 240 (Polybe, I, 78, 8; Appien, Iber., 4). Il n'est même pas impossible qu'une de ses filles se soit mariée quelques années plus tôt : voir t. II, p. 257, n. 3.
3. Soit le monte Pellegrino, au Nord de Palerme, soit plutôt (comme le soutient M. Kromayer, Antike Schlachtfelder, III, i, p. 4-24 et carte 2), le monte Castellaccio, au Nord-Ouest de cette ville,