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jours à leur faim, mais qui aimaient à servir sous ses ordres et se fiaient à ses promesses S il recommença la petite guerre où il était passé maître. Il ne réussit cependant pas à écarter les Romains de Drépane, ni à s'emparer du célèbre sanctuaire d'Aphrodite, situé au sommet de la montagne^
Rome envoya enfin une grande flotte pour couper Drépane, Lilybée et l'armée d'Amilcar de toute communication avec la mer. Le Trésor étant vide, des particuliers s'étaient chargés de construire et d'équiper les navires, et avaient accepté de n'être payés qu'après la victoire. Les Carthaginois, eux aussi, formèrent une flotte, qui fut commandée par un Hannon. Elle devait embarquer comme combattants des soldats d'Amilcar. Au printemps de Tannée 241, elle se rendit aux îles iîlgates, où elle fit halte; de là, elle se dirigea vers le mont Eryx. Les Romains se portèrent hardiment à sa rencontre, malgré un vent défavorable. Leurs équipages avaient eu le temps de s'exercer; au contraire, ceux de Carthage, fraîchement recrutés, savaient mal leur métier. Les vaisseaux puniques étaient encombrés et alourdis par les approvisionnements qu'ils apportaient aux troupes de Sicile. Dans une rapide bataille, l'ennemi en coula ou en captura un grand nombre^ Hannon expia sa défaite sur la croix.
Amilcar comprit, comme ses concitoyens, qu'il fallait céder, puisque Carthage ne pouvait plus envoyer en Sicile ni renforts, ni vivres. Aussitôt après leur victoire navale, les Romains l'avaient attaqué et lui avaient infligé un grave échec; ils allaient prendre Drépane et Lilybée, et, s'ils le voulaient, passer en Afrique*. Barca reçut pleins pouvoirs pour traiter avec le consul Lutatius Catulus, qui arrivait au terme de sa
1. Pourtant des merccuaires gaulois dcserloreul : t. II, p. 379.
2. Pour les questions topograpiiiiiuos qui se rallacheut au séjour d'Amilcar à Éryx, voir Kroniaycr, l. c, p. 2'.'}-'.VJ et carie 2.