Horace, Satires, II
4. Scwil ius Largus, édit. tlelmreich, 122. Pline, XXVIII, 211; XXX. 44 et
15; \\\, 50 el ;,7; XXX, 7:1 el 74; XXX, 127; XXXII, 100. Discoride, II. 9, ''du. Wcllmann. Pelagonius, Ars veterinaria, édit. Ihm, 330 el 331.
les mêmes végétaux qui tapissent le sol, qui forment les forêts, où les espèces à feuillage persistant dominent; ce sont les mêmes plantes, les mêmes arbres fruitiers qui. depuis une longue série de siècles, constituent la richesse agricole. Dans les régions de steppes, on rencontre, à côté d'espèces européennes, des végétaux qui se retrouvent en Egypte, en Palestine, en Arabie, dans la Perse méridionale'. Les affinités avec l'Orient désertique sont plus grandes encore au Sahara, où le dattier permet de vivre dans les oasis. « Sous le rapport de la géographie botanique, écrit Cosson2, s'éloigner du littoral dans le sens du méridien, c'est moins se rapprocher du tropique que de l'Orient3. »
-Nous étudierons ailleurs la flore agricole et nous nous bornerons ici à examiner les documents anciens qui concernent les forêts4. Ils sont malheureusement peu nombreux el souvent peu précis.
L'importance des forêts de l'Afrique septentrionale a été affirmée par Hérodote et par Strabon. Le premier dit que la Libye occidentale (c'est-à-dire le pays situé à l'Ouest du golfe des Syrtes) « est beaucoup plus boisée que la région occupée par les nomades », « qu'elle est très boiser ». Le second indique que la Maurusie (le Maroc actuel) « est boisée et que 1rs arbres y atteignent une très grande hauteur'5 ». Des textes. que nous avons cités, signalent en Afrique l'abondance de
1. En Tunisie, des représentants de cette flore orientale, h caractère désertique, s'avancenl au Nord jusqu'à la base de la presqu'île du cap Bon. Dans la province d'Oran, il- atteigneiïl la mer : Battandier e1 Trabut, l'Algérie, p. 51.