Voir VAtlas an héologique de l' llgéri
habitations isolées, peut-être des fermes, établies sur des clairières. Cependant, il ne faut pas attacher trop d'importance à ces constatations. L'absence ou la rareté de ruines d'aspect romain, de constructions faites en matériaux durables, ne prouvent pas. d'une manière péremptoire, qu'un pays ait été jadis désert ou presque désert, car beaucoup d'indigènes ont pu vivre sous des huttes qui, une fois abandonnées, ne laissaient aucune trace.
Les auteurs ne nous apprennent pas grand'chose sur les espèces qui constituaient la végétation arbustive naturelb' de l'Afrique du Nord. Ils mentionnent : le chêne vert, ou yeuse1; le cèdre2; le pin3, probablement le pin d'Alep, et peut-être aussi le pin maritime4: le frêne'; le peuplier0; le gené-
1. Ilex. Pline, XVI, 32 : « gignitur in Africa ». Sallusle, ./»</.. XCIII, 4 : « grandis ilex coaluerat intei snxa ». On faisait une belle teinture rouge avec le coccum, qu'on recueillait eu Afrique : Pline, XVI, 32; XXII, 3 (conf. XXIV. se Silius Italieus, XVI, 334 (« Cinyphio... cocco »). Les anciens le prenaient pour un
produit végétal; il était en réalité lire d't :ochenille, parasite du chêne
kermès (Quercus coccifcru) et du chêne vert : conf. Battandier et Trahut. l'Algérie, p. 19. — Le mot thakerrouchth, qui désigne le chêne en Kabylie, vienl peut-être deryuercus: Basset, dans Orienlalische Studien Th. Nôldeke gewidmet, p. 440, n. I.
2. Vilruve, H. 19, 13 : » uascuntur eae arbores maxime Cretae et Africae ci nonnullis Syriae regionibus ». l'hue. XVI. 197 : » cedrus in ('.rein, Africa, Syris laudalissima ». ('.nul', plus haut. p. 141.
3. Virgile. Enéide, IV. 248-9; Silius Italiens. I. 205-6 (mais ces poètes veulent peut-être parler du cèdre). Selon Duveyrier (Bull, de la Société de géographie de Paris, IsTii. II. p. 41, n. 2). des indigènes de l'Aurès se servent, pour désigner le cèdre, du mol bignou, qui parait être une déformation de pinus.
4. C. /. i.. VIII. 7759; conf. plus haut, p. 140, n. .'i. Actuellement, le pin maritime, qui exige un climat 1res humide, ne se trouve qu'entre Bougie et le cap l'ougaroun. c'est-à-dire dans la région où notre inscription signale des puis le long de la mer : Lefebvre, les Forêts de l'Algérie (Alger, 1900), p. 132.