‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 112 sur 404 · Wll, 3, IS · texte numérisé non relu

Wll, 3, IS

10. Voir, entre autres, Schulten, die rôrni i G idlierrscliaften, p. 25.

Il- Par exemple, Juvcnal, \. 194 : « ...umbriferos ubi pandit Thabraca saltus. »

12. P - ces deux sens, voir en particulier >.-iiiil Vugustin, Enarr. in psalm.

CXXXI, Il (à propos du texte • invenimus eara .in campis saltuum •) : •■ Qui

sunl campi saltuum? \ n [uemadmodum vulgo dicitur : 9altus ille, verbi

gralia, centurias hubens lot. Saltus proprie locus n lliuc inoullus el silvester dicitur. Nam el quidam codices in campis silvac habenl

!■'■ I ;i à aine de I ; i région de Sélif, qu'on appelait saltas Uorreorum, était

exploilé par des colons, qualifiés de Pardalarii : C. I. I... VIII, 8425 (conf. 8426).

FAUNE ET FLORE DE L'AFRIQUE DU Milili. 1,43

croire que, partout où l'on trouve mentionné un saltusdomaine, il y ait eu autrefois un saltus-forêt, puisque le sens du mot s'était modifié. Une remarque analogue doit être faite au sujet des mentions de Silvanus, qui eut de nombreux dévots dans l'Afrique romaine. Que ce dieu ait été adoré en certains lieux comme un protecteur des forêts, on peut l'admettre1, mais il n'est pas prouvé qu'il en ait été toujours ainsi : nous savons qu'en Italie, il devint le' protecteur du bétail, des jardins, des champs cultivés, des limites. Les inscriptions qui indiquent, des saltus et les dédicaces à Silvain ne sont donc guère utiles pour déterminer les emplacements des forêts antiques.

Est-il possible de suppléer à l'insuffisance des textes par l'étude de la répartition des ruines? Elles sont rares dans des pays aujourd'hui couverts de forêts : par exemple, en Khoumirie, au Sud-Ouest de Collo, au Sud-Est et au Sud-Ouest de Djidjeli, dans 1rs montagnes des Hibans, dans l'Est delà grande Kabylie, dans le massif qui s'étend au Sud de la .Mitidja, dans l'OuarsenisJ. Dans ces régions, la civilisation latine s'esl très peu répandue; les villes manquent; les villages, les hameaux, du reste peu nombreux, sont situés dans les vallées qui offraient îles terres cultivables. Quelques ruines romaines que l'on rencontre dans les parties accidentées représentent d'ordinaire des

Ci' s.-ilhi~. nu l'un cultivait des céréales, conlenail donc, ou avaii contenu, des liui^ habités par des panthères. — Dans une région de salins impériaux, nue inscription (Carcopino, Mélanges de l'École de Rome, XXVI. 1906, p. 368) mentionne des espaces forestiers, m111' des pétitionnaires demandent a planter en oliviers i'l en vignes: - ... in paludibus ri in silvestribus -. Mais ce dernier mol pourrail dési ii'T de Miniers broussailles.

1. Gela esl évident pour le Silvanus Silvestris que mentionne une inscription d'Azziz ben Tcllis, entre Gonstantine el Sétif : '.'. '. !.. VIII, S-is. Nous avons signalé i|>. III) une inscription de la plaine du Sits.hu Si 1 \ ;i i hj ~ étail adoré dans un bois. Un temple de ce dieu lui élevé sur les hauteurs, encore trè boisées, qui dominenl Lambèse au Sud : '.'. / /--. 2671 = 18107; Gsell, Mas, f" 27, ra" 233. on pourrail aussi reconnaître une divinité des forêts dans le Silvanus adoré sur lu pente 'lu djebel Ghettaba, près il'' Constantine, el au sommet du djebel Borma, au Sud de cette ville, près de Sila : C. /. L,, 6963 et58S0.

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