‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 115 sur 404 · Voir ci-après · texte numérisé non relu

Voir ci-après

4. Chap. v. Nous reparlerons aussi de l'amandier, du merisier et du chà.taignier.

.'i. Basset, !■ c.

G. Il est élonuaul que Pline ne parle pas de l'Afrique dans le passade du I vie XVI (34) où il Iraite du liège. Pour la Gaule, il dit expressément qu'elle n'a pas de chênes lièges, ce qui est inexact. — Diodore de Sicile (XX, 57) mentionne une ville, uV/.iivr,. qui fut prise par des troupes d'Agathocle a la lin du iv siècle avant J.-C. Ce nom. comme on l'a l'ail remarquer, vienl peut-être de ysMiôç, chêne liège.

7. Parmi les arbrisseaux, on indique des myrtes (Salluste, Jug., XLVIII, 3), .le- lauriers [C. I. L.. VIII. 7750), des tamarix (Corippus, Johann., VI, o72 : « stériles... rayrieae »: lieu appelé Tamariceto, entre Berrouaghia et SourDjouab: Gsell, dans Bev. africaine, LUI, 1909, p. 221. Pour le lotus, voir liv. II. chap. II. — Pluie (XIX, 63) signale comme un l'ail curieux l'existence d'une mauve eu arbre, près de la ville de Lmis, sur la côte océanique de la Maurétanie : ■ Elle esl haute de vingl pied- el d'une telle grosseur qui' personne ne peut l'embrasser. » Ou ne voil pas de quoi il s'agit. Lacroix (lier, africaine, XIII, 1809, p. Iiiil montre

qu'il ne faut pas penser a un cotonnier arborescent.

s. Voir Lacroix, l. c, p. 171-2, :i74-N; Tissot, Géographie, I. p. 278-282. Les principaux textes qui indiquent la provenance africaine, el plus particulièrement maurétanienne, du eitrus snnl : Varron, Sat. Menipp., fragm. IS2 (dans

Pelronii Salirae, édit. Biicheler); Pomponius Mêla. III. 104: Pétr , Satir., CXIX,

27-28; Lucain, IX. 126-430, el X. 144-5; Pline. V. 12: XIII. 91 el 05; Maniai. IX. 22. 5; XII, liii, ii : XIV, 89 ei un. Ulusion dan- Sttabon, XVII, X i.

q. Masinissa envoya aux Rhodiens du bois de Duov ni s'agil de eitrus : voir plus loin), en même temps que de l'ivoire : Suida-, s. \. 6

I i. Pline, XIII. '.i2; conf. ibid., 102. Tertullien, Depallio, •">•

belles pièces, il était de la couleur du vin mélangé de miel. Il présentait soit des veines, soit des taches brillantes : de là, les noms de tabulas tigrinae et panlherinae qu'on donnait à ers tables1. On employait pour les faire des loupes qui croissaient sur les souches2 et qui étaient parfois très larges. La plus grande table d'un seul morceau appartint à un affranchi de Tibère; elle mesurait près de quatre pieds. Une autre, que posséda Ptolémée, roi de Maurétanie, était plus grande encore (quatre pieds et demi), mais elle était formée de deux pièces ajustées3. On fit aussi avec ce bois des crédences, des placages de. meubles et de portes, des lambris, des vases, etc4. Le citrus ressemblait, dit Pline l'Ancien, par le feuillage, l'odeur et le tronc, au cyprès sauvage5. L'eau de mer le desséchait, le durcissait et le rendait incorruptible6. C'est le même arbre7 que Théophraste8 appelle fjJov. ou Hùx, et qu'il indique comme existant en Cvrénaïque et dans l'oasis de Zeus Ammon. « Il ressemble au cyprès par la forme, les branches, les feuilles, le tri i ne, le fruit... ; son bois est entièrement incorruptible. Sa racine est veiuée et on en fait des ouvrages très soignés. » D'après «■es renseignements, le citrus est le thuya (Callitris quadrivalvis), dont la souche forme « ces belles loupes noueuses, si richement marbrées de rouge fauve et de brun, qui en font un bois d'ébénisterie des plus précieux3 ». Actuellement, il est de taille médiocre. Mais nous savons par Pline '" que les forêts du mont

1. Pline, XIII, 90-97. Voir, ibid., 98-99, d'autres détails sur le citrus.

2. PI (XIII, 95) dit : » Tuber hoc est radieis, maximeque taudatum quod

sub lerro totum fuerit. » Conf. XVI. ix.">.

Page 1