‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 124 sur 404 · Gentil, le Maroc physique, p · texte numérisé non relu

Gentil, le Maroc physique, p

3. Dans l'ouvrage de Lefebvre, les ForSls de VAlgirie, p. 89 e1 83.

4. Voir d'autres exemples cités paT Ficheur, t. c, p. 70-77. ss. 89, 91.

l'époque de ces déboisements1. Ils se sont certainement répartis sur une période très longue, qui commença sans doute aux temps antiques. La reconstitution de certaines forêts n'a pas pu compenser les pertes, qui se sont aggravées de siècle en siècle, qui sont presque irréparables dans les régions de l'intérieur, plus sèches et plus peuplées de bétail que le littoral.

En plaine et sur les pentes douces, la disparition de la végétation naturelle donne aux hommes les terrains de culture qui leur sont nécessaires. Llle a ailleurs des conséquences lâcheuses. Pourtant il faut se garder île les exagérer. Nous ne pensons pas que les forêts aient une grande iniluence sur la formation des pluies-. Elles ne paraissent, pas favoriser autant qu'on l'a dit l'alimentation des sources. Les arbres arrêtent une bonne partie île Iran du ciel, que reprend l'évaporation produite par le soleil ou par le vent. Quant à celle qui parvient au sol, elle est assurément moins exposée à s'évaporer que dans les surfaces découvertes, mais elle est souvent accaparée par le terreau et par les mousses, qui s'en imbibent, par les racines des arbres, auxquelles elle suffit à peine dans beaucoup de lieux de l'Afrique septentrionale. La terre en absorbe beaucoup moins que la forêt n'en reçoit '.

Ce qui est certain, c'est qu'en pays de montagne, le revêtement du sol, forêt ou broussaille, atténue beaucoup le ruissellement. A cet égard, le déboisement a été un mal : personne ne saurait le contester. On peul cependant en diminuer les inconvénients et les dangers, en établissant sur les pentes des

1. Le déboise ni du r.hellaba, près de Constantine.est, parait-il, de date rela-

tivemenl récente : Féraud, Bec. de Conslantine, XIII, 1869, p. 17-48. De même, le

déboisemenl de diverses itagnes de l'ancienne tribu des Ouled \.bd en Nour,

au Sud-Ouesl de cette ville : ibid., VIII, I86i, p. I ii-o. Le djebel Sadjar, au Sud du Chettaba, porte un nom qui signifie la montagne des arbres; il n'y en a plus un seul : Cher! neau, ibid., XII. 1868, p. 105.

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