Voir plus liaui. p
3. Voir a ce sujel Uabot, dans la Géographie, XVI, 1907, p. 169-170, et, en sens contraire, BulTault, dan- Bull, de géojraphie historique, 1910, p. 133 el suiv. La vérité esl entre les deux opinions extrêmes.
lo8 LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT HISTORIQUE.
terrasses superposées, portant des cultures. Les anciens ont souvent pratiqué ce mode d'aménagement des sols accidentés. Des remarques qui précèdent, nous pouvons conclure que, dans l'antiquité comme de nos jours, il y avait en Berbérie de vastes régions dénudées, où la constitution du sol et le climat ne se prêtaient pas à la végétation arbustive. Il y avait aussi dans cette contrée des forêts étendues. Elles étaient probablement plus nombreuses qu'aujourd'lmi'. Dans quelle mesure? nous l'ignorons. Le déboisement avait commencé dès cette époque, mais ses eiïets, funestes sur les terrains montagneux, furent combattus en maints endroits par le travail de l'homme.
1. Actuellement, les forêts couvrent 2 800 OUI) hectares en Algérie, dont 2 000 000 pour le Tell, soit 15 à Iti p. Ion de la superficie de cette région. Il faut dire qu'en bien des lieux, ce qu'on appelle foret n'est qu'une humble broussaille. En Tunisie, la superficie de forêts est d'environ 500 000 hectares, à peine ■"> p. 100. En France, la proportion est de ÎS.'J p. 100, en Allemagne, de 25,9 (Rrunhes, la Géographie humaine, p. 418), mais il s'agit de vraies forêts.