Voir plus haut, p
li. Par contre, la très grande rareté des pluies d'été permet de faire dans de meilleures conditions la moisson el le hallage.
les pluies, dès la lin de septembre ou le début d'octobre. En semant clair dans les pays secs, on ménage l'humidité qui s'est emmagasinée pendant la jachère et que des plantes trop serrées tariraient vite'.
Dans une bonne partie de l'Afrique du. Nord, à proximité du littoral et à de basses altitudes, la douceur du climat en hiver2 permet aux céréales de poursuivre leur croissance et de parvenir rapidement à maturité'. Mais, dans les hautes plaines de l'intérieur, par exemple dans la région de Sétif, le froid retarde la végétation et, après qu'elle est partie, les gelées printanières peuvent lui être funestes. Les mauvaises herbes (folle avoine, chiendent, etc.) abondent et se développent vigoureusement4. Enfin, au printemps, le siroco cause parfois de graves dommages.
« De toutes les cultures méridionales, disent MM. Rivière et Lecq ', c'est incontestablement celle des céréales qui est le moins bien adaptée au climat méditerranéen. » Cette affirmation est plus vraie encore pour le blé que pour l'orge, qui craint moins la sécheresse et met un mois de moins à mûrir : elle doit donc être préférée au blé dans les pays où il ne pleut guère, dans les années où l'on est forcé de semer tard.