‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 13 sur 404 · Roule, I. ,-., p · texte numérisé non relu

Roule, I. ,-., p

3. Exactement 13890 mètres au punit le plus étroit, 1C030 au i u le plus

large. TÏSSOt i Mémoires présentés à l'Académie des Inscriptions, IX, I™ partie, 1S7S, p. 173 et suiv.) esl disposé a noire que le détroit s'est élargi depuis les temps historiques. Strabiin (II, ■ >. l'.l; XVII. 3, 0) indique une largeur de lill a 70 slades

(Il 100 et 12950 mètres); Pline l'Ancien (III, 3 et il donne d'autres chiffres,

inférieurs aussi aux cloîtres actuels. Nous aimons mieux admettre des erreurs dans le calcul des clislanc.es.

grandes profondeurs : avantde les atteindre, on ne risque guère de s'abîmer sur des récifs.

Il est vrai que, fréquemment, des vents violents déchaînent de subites tempêtes' : vents qui soufflent de l'Ouest et du Nord- Ouest, en hiver, vents de Nord-Est et d'Est, de mai à octobre. Les parages des Syrtes étaient très redoutés des anciens et célèbres par leurs naufrages" : le plus grand de ces golfes est surtout dangereux, soit par les vents du Nord3, qui poussent les navires à la côte, soit par les vents du Sud, qui, parcourant librement des terres basses, viennent bouleverser les flots4. Aux approches des côtes, certains courants peuvent contrarier les marins. Tels sont ceux qui se heurtent autour du cap Bon: tel celui qui. venant de l'Océan, longe le littoral du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie : s'il favorise les voyages d'Ouest en Est. il gêne ceux qui s'accomplissent dans le sens opposé. Il faut aussi tenir compte des calmes plats, qui régnent parfois sur la Méditerranée pendant plusieurs jours et qui sont un obstacle à la navigation à voile.

Mais les relations maritimes de l'Afrique du Nord avec les autres contrées méditerranéennes sonl surtout entravées par la nature de ses côtes. « Mer sans ports », dit Salluste'. L'historien exagère. Il est, exact, cependant, que, sur ce littoral, 1rs abris sont peu nombreux. Il n'offre pas de découpures profondes, formant des havres bien protégés : ce qui s'explique, pour la plus grande partie de la côte septentrionale, par le parallélisme du rivage et des montagnes qui le bordent. Les

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