Pallary. Instructions, p
5. ('.nul. Capital!, Hcvw anthropologique, XXI, l'.HI. p. 225. Il faut cependant remarquer que, jusqu'à présent, on n'a pas recueilli d'outils chelléens ii acheu léens en Sicile, ni dans le Nord île la Tunisie, deux régions qui, à l'époque de ces industries, n'auraient pas été séparées par la mer.
li. On ne les trouve jamais arvee les industries paléolithique récente et néolithique dans le-; iMM'iiients où l'on peut affirmer qu'il n'y a pas eu de langes
île diverses époques : par exemple dans les grottes. Foureau et Verneau (Documents de la mission Poureau-Lamy, p. Insj. llnii-7, 1121) croient, il est vrai. qu'au Sahara les haches acheuléennes sont contemporaines îles flèches el autres
instru nts néolithiques, mais il> ne le prou"venl pas. Une opinion contraire
est exprimée par Pallary, Revue africaine, LI, 1907, p. 77.
7. ('.nul'. Pallary, dans l'Anthropologie, XXII. mil. p. .'iii:t.
s. Voir plus loin, s IV, au néolithique berbère. Au Sahara, on trouve aussi des miiils moustériens, en grès, eu quartzite, plus rarement en silex, ave.- île- ins-
contiennent que des types inoustériens1. Il est impossible de les dater avec certitude, quand la faune et la disposition des couches de terrain ne donnent pas d'indications à cet égard. Mais, dans quelques grottes de l'Algérie, des instruments inoustériens apparaissent avec une faune quaternaire, et d'ordinaire au-dessous de couches renfermant une industrie néolithique". D'autre part, l'absence d'outils chelléens et acheuléens permet de croire que ces stations sont postérieures à celles dont nous avons parlé précédemment.
Ce fut alors, en effet, que les Africains commencèrent à séjourner dans des cavernes ou des abris sous roche3. Cette coutume s'est perpétuée à travers les siècles, pendant la période néolithique et plus tard encore '. Des auteurs anciens mentionnent certaines peuplades de l'Afrique septentrionale qui vivaient, en pleine époque historique, dans des grottes, naturelles ou artifi-
truments néolithiques : voir Verneau, apud Foureau, /. c, p. 1112, 1115, 1119; Gapitan, Bull, arrhéoloij ique du Comité, 1909, p. cxxxvu.
1. Pallary (Instructions, p. 4:t. 41, !)7i en indique quelques-unes, qui se répartissent de rOcéan au Sud de la Tunisie, du littoral des provinces d'Oran et d'Alger à l'Atlas saharien. Voir aussi Pallary, Bull, de la Société préhistorique française, 1911, p. 162-4 (station de Karouba, près de Mostagan i.
2. Couche intérieure dr la grotte des Troglodytes, a Oran (racloirs, pointes en calcaire, silex et quartzite; molaire de rhinocéros): Pallary el Tommasini, Assoc. française, Marseille, 1891, 11. p. 633, 636-7; de la grotte du Polygone, au même lieu : Pallary, Bull, de lu Société d'anthropologie de Lyon. XI. IS!I2, p. 303. La couche moustérienne des grottes d'Oran se distingue par sa couleur, blanchâtre ou rougeâtre, des couches supérieures, néolithiques, qui sont noires. — Grotte voisine d'Ain Turk, au Nord-Ouesl d'Oran (quelques quartzites taillés; hippopolauie, rhinocéros, zèlire, chameau, etc.) : Pallary, Bail, delà Soc. d'anthr. de Lyon, XI, p. 295-7. — Abri de la Mouillah, pus de Lalla Marina (province d'Oran), couche inférieure jaune, avec des pièces moustériennes en quartzite el parfois m silex lia couche supérieure, a industrie paléolithique récente, est grisâtre) : Barbin, Bull. d'Oran, 1912, p. 390-1. — Grotte des Bains-Romains, au Nord-Ouesl
d'Alger (silex i istériens; rhinocéros, hippopotame, etc.) : Picheur ci Brives,
Comptes rendu* d,- l'Académie des Sciences, CXXX, 1900, p. 1483-7. Couche infé rieure de la grotte des Ours, a Constantin*; (racloirs ci pointes en quartzite el en silex ; rhinocéros, zèbre, etc.) ; Debruge, Rec. de Constantine, XI. II. 1908, p. I 15-6 ci fig. :u : Pallary, ibid., p. 149 el suiv.
3. Les Libyens primitifs, affirme Pausanias (\, I". 2e vivaienl dispersés dans ■ le- huiles ou dan- le cavernes qui s'offraient a eux. .Mais il dil suis doute cela
au hasard.
4. Comme, du reste, dans d'autres contrées : voir, par exemple, pour l'Europe occidentale, Jullian, Histoire de lu Gaule, 1. p. 150.
cielles1. Le troglodytisme a persisté depuis lors dans diverses régions : en Tripolitaine et dans le Sud-Est de la Tunisie, sur les bords déchiquetés du plateau saharien; dans les montagnes du Sud de la province de Constantine; dans l'Atlas marocain -.
Les cavernes sont des demeures où les hommes peuvent se garder assez aisément des attaques de leurs semblables et des fauves, où ils sont à l'abri de la pluie, du froid des hivers et des nuits, et aussi, ce qui est important en Afrique, des chaleurs excessives de l'été. En Europe, la principale raison qui décida les sauvages de l'époque quaternaire à s'établir dans des cavernes fut sans doute un refroidissement du climat. Nous avons montré que ce refroidissement a été beaucoup moins sensible au Sud de la Méditerranée3. En tout cas, beaucoup d'Africains continuèrent à habiter des stations à ciel ouvert.
1. Périple d'Hannon, 7 (Geogr. gr. min., I.p. (il: troglodytes dans 1rs montagnes d'où sort le Lixus (oued Draa). — Strabon, XVII, 3, 7 : certains Pharusiens (au Sud du Maroc) vivent dans des grottes qu'ils creusent. Pline, V, 31, mentionne des troglodytes à sept jours de marche au Sud-Ouest des Amantes, qui sonl eux-mêmes à douze jours à l'Ouest de la grande Syrte. Vivien de Saint-Martin [le Nord de V Afrique dans l'antiquité, p. 116) pense qu'ils habitaient le djebel Ghariane (au Sud-Sud-Ouest de Tripoli), où il y a encore des troglodytes (voir, entre autres, Méhier de Mathuisieulx, A travers la Tripolitaine, p. 171 et suiv.). Mais cette région ne correspond guère aux indications de Pline. — Hérodote (IV, 183) dit que les Garamantes, sur leurs chars à quatre chevaux, vont a la chasse des Éthiopiens Troglodytes (conf. Mêla, I, il; Pline. V. tri, qui parle de grottes artificielles : » sjpecuus excavant »). Vivien de Saint-Martin (I. <■., p. 51, après d'autres) croit qu'il s'agît des habitants du Tibesti, qui sont encore troglodytes (ils de urenl dans des grottes naturelles).
2. Ces grottes, qui offrent divers types, onl été presque toutes creusées artificiellement, ou tout au moins aménagées par les hommes. Il y a cependant, près de Tleineen, des Irnirliidvles qui vivent dans des cavernes naturelles : Bel, la Population musulmane de Tlemcen (extrait de la Revue des Études ethnographiques et sociologiques, 1908), p. 34. Au\ Canaries, avanl la conquête européenne, un grand nombre d'indigf s vivaient aussi dans îles grottes.