Conf. Gautier, Sahara algérien, p
3. On n'a trouvé jusqu'ici que quelques haches de bronze, offrant dos types en usage avanl le premier millénaire : une, près de Cherche! (conservée en ce lieu, dans la collection Archambeau); une autre, à Saint-Eugène, près d'Alger (Pélagaud, la Préhistoire en Algérie, p. 12, (1g. 7); un fragment au musée d'Alger (de provenance inconnue, mais probablement algérienne). La hache de Saint- Eugène est a talon, d'un type répandu dans l'Europe occidentale vers le milieu du second millénaire, mais qui manque <l;i n~ la Méditerranée orientale (Déchelette, Manuel d'archéologie préhistorique, II. p. 248; p. 249, flg. Si. n° : pi. III. fig. 2l Celle du musée d'Alger, dont il ne reste que le bout évasé, peut avoir ru la môme forme. Je n'ai pas noté la forme de celle de CRerchel. Une hache eu bronze aurait été recueillie dans une grotte à Lamoricière, a l'Est de Tlemcen : Cureyras, Bull. d'Oran, 1886, p. 127. — Une inscription de Karnak, du temps du nu Ménephtah (xni° siècle), indique qu'après uni' grande victoire, les Égyptiens prirenl les vases de bronze du chef des Lebou h 'MM armes de bronze des Mashaouasha : de Rougé, dans Revue archéologique, 1867, II. p. Il et i:t; Chabas, Études sur l'antiquité historique, 2" édit., p. 196 H 200. Il -'.i --il de deux peuples afric: m:-. Mais il- ha ! a la nui i au NordrOuesl de l'Egypte el rien ne permel de croire qu'ils se soienl étendus au delà de la grande Syrte, du côté d* i Occident. — Noter que 1rs habitants de l'Afrique du Mord n'onl pu faire usage du i, nu/a qu'en recevant du dehors soit des objets tout fabriqués, soil de l'élain destiné a être allié au cuivre : il n'y n pas d'étain dan- i irée.
1. iian- les dialectes berbères, I" nom du fer esl :el. M. Stuminc
[Zcihchrifi fiir ' XXVII, 1912, p. I2iii se demande -"il n'a pas été
emprunté a la langue phénicienne, qui dcvail désigner le fer par un mol apparenté un idonlique a l'hébreu banel.
se développa'. Le travail de la pierre tomba en pleine décadence, puis disparut. Il a pu cependant se maintenir dans des groupes isolés ou réfractaires au progrès. Le néolithique berbère, si grossier, a peut-être persisté dans certaines régions durant une partie des temps historiques2. L'industrie de la pierre se conserva aussi, pendant longtemps, dans le Sud de la Tunisie et dans la partie du Sahara située au Sud de la province de Constantine. contrées où la rareté du bois et sans doute aussi le manque de minerai s'opposaient à l'essor de la métallurgie. Mais elle y demeura lidèleà de vieilles traditions. Elle continua à produire des œuvres d'une technique remarquable, surtout ces flèches, principales armes des tribus sahariennes, des Ethiopiens qui, à l'époque historique, bordaient au Sud la Berbérie3, et que des auteurs anciens nous signalent comme des
1. Dans l'Afrique septentrionale, comme dans bien d'autres pays, le fer dut passer pour une nouveauté redoutable. Les forgerons sont encore tenus à l'écart en beaucoup de lieux : Doulté, Magie ci relu/ion dans l'Afrique du Nord, p. 12-43.
2. Des pointes pédonculées, présentant la forme propre a l'industrie néolithique berbère, onl été découvertes dans les ruines romaines de Sbéilla (Tunisie centrale) : Collignon, dans Matériaux, XXI, 1887, p. I9G, pi. Vil. Qg. 18; Pallary, Bull, de la Société archéologique de Sousse, V, 1907, p. 196. Mais on peut se demander si ces objets n'onl pas appartenu à quelque station antérieure à la ville romaine el s'ils n'onl pas élé entraînés par le ruissellement jusqu'aux points où "h 1rs a trouvés. Des silex mal tailles, ou plutôt des éclats de silex, mil elé recueillis dans d'autres ruines romaines (Collignon, (. c, p. 200; La Blanchère, dans Archives des missions, '-i" série, X, 1883, p. 41; Pallary, 1s oc. française, Tunis, 1896, II, p. 496), ou dans des mines berbères qui ne paraissent pas antérieures à l'ère chrétienne (La Blanchère, /. c), voire même dans des ruines beaucoup plus récentes, au Sahara (Gautier, Sahara algérien, p. 124 : dans '•i région de l'oued Zousfan-a). Ils ne se rapportent pas à des types bien définis. Jamais, à ma connaissance, des instruments en pierre, nettemenl caractérisés, iels que des bouts de javelots â pedmieule, n'uni été trouvés dan-, des sépultures avec des monnaies el des poleries puniques ou romaines. Quant aux haches
polies découvertes dans des ruines r aines el berbères (à Lamoricière, près de
Tlemcen, et à Benian Djouhala dans le Dahra : Pallary, Assoc. francai Marseille, 1891, 11. p. 001, el Tunis, 1896, II. p. 197, 766), leur présence peut
s'expliquer par des croyances superstitieuses ou par leur emploi coin joins
(voir i >1 (i - loin), lorsqu'elles n'uni pas été simplemenl ramassées pour servir de moellons : à Lamoricière, une hache faisail partie d'une maçonnerie de l'époque romaine. J'hésite dune à adopter l'opinion de quelques savants, qui pensenl qu'une véritable industrie néolithique s'esl perpétuée dan- le Nord de l'Afrique jusque sous l'Empire.