‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 168 sur 404 · Voir p · texte numérisé non relu

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7. Grand-liocher, près d'Alger : Pomel, Bœufs-taureaux, p. 72, pi. XIII, XVI. XVIII. Mustapha-Supérieur : Flamand, Assoc. française, Ajaccio, 1901, 11, |p. 7:)o. (Iran, grotte des Troglodytes : Pallary et Tommasini, Assoc. franc., .Marseille, 1891, II, p. 646 i « diffère peu du bœuf domestique »); grotte de la Forêt (douteux) : lioumergue, Bull. d'Oran, 1907. p. 393. M. Robert signale aussi le Bos ibericus à la grotte de Bou Zabaouine {Ree. de Constantin?, XXXIV. 1900, p. 218}; M. Reygasse, a celle de Kef el Ahmar, près de Tébessa.

S. L. c, p. 91-92 el 105.

9. L. c.. p. 93-94 ni s'agil des bœufs à cornes recourbées vers le front voir plus loin).

lu. Un renflement indique quelquefois le garrot, mais ce n'est pas une véritable bosse, sauf peut-être sur un bœuf de Tyoul et sur un autre de Bou Alem.

les zébus, nombreux dans l'antiquité en Egypte et de nos jours au Soudan, d'où ils ont été importés <;'i et là dans le Sahara'. La direction et la longueur des cornes sont si variables chez les bœufs qu'on ne saurait en faire des caractères spécifiques. Certaines gravures nous montrent des animaux à cornes recourbées vers le front'. Ailleurs, les cornes, à peu près droites, ou recourbées au sommet (soit en avant, soit en arrière), s'élèvent obliquement en avant, ou même verticalement; elles sont le plus souvent courtes, ou de longueur moyenne 3; parfois, cependant, elles atteignent de grandes dimensions1. Quelques bœufs ont des cornes dressées, entièrement courbes, dont les pointes se dirigent l'une vers l'autre'. Il v a aussi des bovidés pourvus de longues cornes courbes et dirigées en avant0; on peut toutefois se demander si les graveurs n'ont pas voulu

1. Schirmer, le Sahara, p. 128, 191; Chudeau, Sahara soudanais, p. 203; conf, supra, p. 61. Rien no prouve cependant que les bœufs des Garamantes, mentionnés par Hérodote (voir note suivante), aient été des zébus, s'ils avaient eu une bosse, l'historien n'aurait sans doute pas ilil qu'à l'exception des cornes ri «le la peau, ils ne différaient en rien des autres boeufs. Les bœufs des gravures in |K-slres sahariennes, signalées à Telliz Zarhène par Bar-th {Reisen and Entdeckangen, 1. Bg. à la p. 214) et dans le Tibesli par Nachtigal (Sahara und Sudan, I. fig. a la p. 307), ni' sont pas des zébus.

2. Nombreux a Tyout : conf. Pomel, I. c, [il. XIX. l'n a Ksar et Ahmar (Sud oranais). Peut-être à Ain Memnouna : Gautier, Sahara algérien, Bg. IS. n" .'i. a la p. 09. — La direction de ces cornes l'ait penser 5 la description qu'au v" siècle, Hérodote donne des bœufs du pays des Garamantes (IV. is:ii : « II- paissent a reculons, parce qu'ils ont des cornes qui s'inclinent en avant. Voilà pourquoi ils voni a reculons; s'ils allaient devant eux. leurs cornes s'enfonceraient dans la terre. Au reste, ils ne diffèrent en rien de- autres bœufs, sinon par l'épaisseur de leur peau el l'impression qu'elle produil au toucher. ■ Pomel {'. c, p. 92 et 94)

observe qu'on rencontre encore ftéque ni, dans la race dite de Guelma, des

bœufs dont les cornes sont recourl > en avant, mais non pas au point de les

forcer à patlre a reculons.

:i. Khanguel el Hadjar, près de Guelma. Stations du Sud oranais : Tyout, K.sai el Ahmar, Vsla, Kef Mektouba, Guebar Uecliim (dessins de M. Flamand). Col de Zenaga : Gautier, /. <-., Bg. 12, n -■, a la p. 90); Ain Memnouna : ibid., Hg. ts. u" G ri probablement n" 2. a la p. 00.

K. Oued Itel : Rec. de Constantine, XWIII. 1899, pi. à ta p. 301; ibid., XXXVIII. 1004, planches a la p. hit (» pierre n° 3 ■ el > pierre n° 4 ■■)•

5, Plusieurs a Tyoul un à Hou llem. Col de Zenaga : Gautier, Le., lig. 13, n" ot, a la p. '.il : peut-être a lladjra Mektouba : ibid., ûg. 10, n" :). a la p. 100.

il. Khanguet el Hadjar. Oued [tel: Rec. de Constantine, XXXVIII. pi. à la

p. IU7 i- | Te o I »). Barrebi, au Sud de Figuig : Gautier, /. c, llg. 15, n* 2,

a la p. 05.

représenter des buffles, non des bœufs, et s'ils n'ont pas donné

aux cornes une direction inexacte, afin qu'elles fussent [dus distinctes.

Il est à peu près certain que des bœufs domestiques existaient alors en Berbérie1. A Khanguet el Hadjar, dans la région de (iuelma, un bœuf, à cornes courtes, est tenu en laisse par un homme -. Ailleurs, plusieurs bovidés à longues cornes paraissent porter une sorte de bât ou de housse 3. A l'oued Itel, au Sud-Ouest de Biskra, des signes ressemblant à des lettres de l'alphabet libyque sont tracés sur le cou et la croupe de l'un d'entre eux4 : ce sont peut-être des marques de propriété5.

Ces animaux domestiques étaient-ils issus de bovidés sauvages indigènes '? ou d'individus domestiques importés7? ou de croisements entre des bœufs étrangers el des bœufs indigènes? Il nous est impossible de le dire. A l'exception du Bos opistkonomus de Pomel. nous ne connaissons pas les bœufs

I. Nous savons que des Africains qui vivaient entre l'Egypte ri la grande Syrte possédaienl des bœufs auxm°iîtau xii' siècle avaul notre ère. [nscriptioa de Ménephtah, a Karnak (bœufs du chef des Lebou) : de Rougé, Rev. archéologique, Isi.T, II. p. il: Chabas, Études sur l'antiquité historique, 2" édit., p. 196. Inscription de Rainsès III. à Medinel Habou (139 taureaux pris aux Mashaouasha) : Chabas, (. c, p. 244.

12. De Vigaeral, Ruines romaines du cercle d • Guelma, pi. IX (et, d'après lui, Pomel, Bœufs-taureaux, pi. XIX, fig. I) : reproduction assez peu exacte [vidi).

:;. Oue I Itel : Rec. de Conslanlinc, I. c. Barrebi : Gautier, Qg. 15, m" 2 el 5, à la [i. 95. — Dans le Tibesti, Nachligal (Sahara und Sudan, I. p. 307-8) signale ilos gravures rupestres représentant des bœufs, qui onl une corde enroulée autour de leurscomes el donl quelques-uns portenl des bâts. Mais il n'es! pas certain que

ces images s ni de la même époque que les gravures préhistoriques de la

Berbérie.

i. Les signes ligures a la hauteur de la croupe semblent être Lracés, non sur la peau, mais sur une housse.

à. Rec. de Constanline, XXXIII, pi. a la p. 304. — \ Khangue el Hadjar, ou

r arque un signe analogue sur le corps d'un quadrupède qui m'a paru être un

bœuf : Reboud, ibid*. XXII, 1882, p. 63; Bernelle, ibid., XXVII. 1892, p. 57; Gsell, Bull, archéologique du Comité. 1899, p. 440.

il. Selon I' I. il y aqrail on ou Berbérie, dès l'époq [uaternaire, une

espèce qu'il a appelée /■'"< curvidens. - Kilo parait, dit-il ('. c, p. 105), avoir t]v grands rapports d'affinité avec le l f ibérique.

7. ('.. Kollor (Nalurgeschichle der Hausticre, p. 135, 137) croil que la race de Berbérie esl originaire d'Asie el qu'elle a passé par l'Egypte; elle se soraii répandue on Europe soi I par l'Asie Mineure, soi I plutûl parle Nord-Ouost de l'Afrique.

sauvages qui vivaient dans le pays à l'époque préhistorique. Nous manquons, d'autre part, de bons documents pour instituer des comparaisons entre les plus anciens bœufs domestiques de l'Afrique du Nord et ceux qui existèrent en Egypte et en Europe depuis des temps très reculés '.

Les bœufs domestiques fournissaient aux indigènes, comme les bœufs sauvages, leur viande- et leur cuir. De leur vivant, ils pouvaient servir de bêtes de bât et de selle \ et aussi de bêtes de trait, là où le chariot et la charrue étaient en usage. La production du lait se développe par la traite régulière, mais ce n'est pas, nous l'avons dit, une des principales qualités des vaches de Jierbérie '.

Le Bubalus antiqutis, fréquemment représenté sur les gravures rupestres, a-t-il été domestiqué, ou tout au moins dompté? La puissante stature et la vigueur de ce buffle ne justifient peut-être pas une réponse négative", surtout si l'on admet qu'il ait été identique à l'ami, animal domestique en Inde. Nous venons de mentionner des gravures représentant des bovidés qui portent probablement un bât et qui pourraient être des buffles ,;.

Les ossements de suidés qui se trouvent dans les stations préhistoriques ont appartenu à des sangliers sauvages7. Quant

1. Au quatrième millénaire, au plus tard, ni Egypte; a l'époque i lithique

dans l'Europe centrale: Keller, /. '-.. p. Ili. 115.

2. A l'imitation des Égyptiens, les Libyens des pays situés a l'Est de la Tunisie ne mangeaienl pas de viande île vache: Hérodote, IV, 180. Nous ignorons si les habitants de la Berbéric s'imposèrent la même abstinence.

:!. Conf. plus haut. p. 221 ri. pour l'époque historique, p. Gl.

i. (m sail que certains peuples, en particulier ceux de l'Asie orientale, ont h ii r du lait. Il n'en était pas il'- même des indigènes de l'Afrique septentrionale (voir Homère, Odyssée, IV. 88-89; Hérodote, IV, 172 el 186; Périple de Scylax, 112: Salluste, Jug., LXXXIX, 7; Strabon, XVII, :i. s ri la; Mêla, I. H). l'u passage de Synésius {Lettre 148) indique, il est vrai, qu'en pleine époque chrétienne, les habitants de la Cyrénaïque s'abstenaient de traire leurs vaches. Mais rien ne prouve qu'il en ail été de mê a Berbérie.

5. Pomel, Bubalus anliquus, p. '.il : » Il n'est pas probable qu'un pareil ri si puissanl colosse ail pu être domestiqué a aucun degré.

c. Voir p. 221.

T. Voir p. loi el 104.

au porc, qui, dans l'Europe centrale, était domestiqué dès l'époque néolithique, nous n'avons aucune preuve qu'on l'ait élevé en Berbérie avant la domination romaine. Il n'est pas vraisemblable qu'il y ait été introduit par l'intermédiaire des Libyens qui habitaient entre la vallée du Nil et la Tunisie, car ceux-ci. à l'exemple des Égyptiens, ne mangeaient pas de cet animal'; les Phéniciens s'en abstenaient aussi-.

On distingue plusieurs « races » parmi les moutons qui vivent dans l'Afrique septentrionale3 : 1") des races dites arabes, à queue Une, à tète blanche, noire ou brune, répandues en Algérie et au Maroc, dans les pays de plaines : animaux robustes, sobres, dont la viande est bonne d'ordinaire, >la laine « généralement courte, tassée, plus ou moins fine et presque toujours entremêlée de jarre4 »; — 2°) la race dite berbère, qui se trouve dans les régions montagneuses de l'Algérie : petite, mal bâtie, à la viande coriace, à la laine longue, mais rèche et grossière; — 3°) la race barbarine, dans l'Est de la province de Constantine, dans toute la Tunisie et au delà vers l'Orient: caractérisée par sa large queue, que termine une masse de graisse, dont le poids peut atteindre cinq kilogrammes; la viande est le plus souvent médiocre; la laine, qui recouvre presque tout le corps, est de qualité- variable, rude chez la plupart des individus, soyeuse chez d'autres. Il y a eu naturellement un grand nombre de croisements entre ces divers groupes.

Selon une opinion courante, la race barbarine aurait été importée par les Arabes. Il est certain qu'il existe depuis fort longtemps des moutons à grosse queue dans l'Asie occi-

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