‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 175 sur 404 · Keller, l. < . p · texte numérisé non relu

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:). \u \iii- siècle, l'inscription de Ménephtah, a Karnak, mentionne les chèvres du chef de- Lebou : de Rongé, Revue archéologique, 1867, II. p. 41; Cfeabas, Études, p. 100. Plus lard. Homère {Odyssée, IV. 83-89), un oracle de Delphes (Hérodote, IV. 135), Pindare (Pytltiqucs, IX, G) vantent la richesse en moutons de cette partie de l'Afrique.

4. Die Pkônizier, II. 2. p. 366-8, n. 7: conf. p. 409 et 405.

3. Selon Yarron (flusi., 11. 1. 6), Hercule aurait conquis, dans le jardin des

Hespérides, non des po s d'or, mais des chèvres et des i loris, qu'il aurait

ramenés d'Afrique en Grèce. Si l'on veut prendre au sérieux cette indication, on

ne peul guère penser qu'à un souvenir très défor de l'introduction en Grèce

de certaines races propres a l'Afrique (conf. peut-être, pour lo-- moutons, Lortet ,•1 Gaillard, '. <•.. p. 96-97, qui signalent, dans le Sud-Est do l'Europe, nue race ovine étroitement apparentée a la race la plus ancienne do l'Egypte). — Quand

nu' Hérodote i IV. 189) aurait raison de dire que Les Grecs ont emprunté l'égide

d'Athénn au vétemenl en peau de chèvre des femmes libyennes, cela ne prouverail pas naturellement i|u'ils aienl connu par les Libyens la chèvre domestique.

— Le moi grec :::>m; (liour). qui, solnn un coi ulaioiir de Virgile (Probus,

apud Thilo el Uagen, édil de Servius, III, 2, Appendix Serviana, p. 329.), aurait appartenu a la langue libyque, a du être importé on Cyrénaïque par les Don m- . il n'était pas plus d'origine africaine que les moi - latins capraei hircus, auxquels Movers cherche sans raison une étymologie libyque.

li. Voir pin- liaul. p. I 10.

grottes à mobilier néolithique1, mais il est impossible de dire si ces animaux étaient domestiqués. Les gravures rupestres ne nous donnent pas non plus d'indications certaines-.

L'âne domestique, issu d'un Ane sauvage qui se rencontre encore dans le Nord-Est du continent africain ', existait en Egypte dès le quatrième millénaire avant .1 .-C. *. Au xmc et au xuB siècle, les Libyens établis entre la vallée du Nil et la grande Syrte possédaient des ânes B. Il est permis de croire que les habitants de la Berbérie apprirent d'eux les services que pouvaient rendre ces précieuses bêtes de somme et de selle. Les ânes actuels appartiennent à une race qualifiée d'africaine, dont les plus beaux représentants se trouvent en Egypte0. Ils sont petits, avec une tête forte, aux yeux grands et doux, une enco-

1. Grottes d'Oran : Pallary el Tommasini, Assoc. française, Marseille, 1891, II, p. 04."i: Pallary, Bull. <le la Société d'anthropologie de Lyon, XI, 1892, p. 300. Grotte de Saïda : 1) îergue et Poirier, Bull. d'Oran, 1894, p. III. Grotte ilu Grand- Rocher, près d'Alger (restes abondants) : Pomel, Êquidés, p. 30, pi. IX-XI1 (p. 41 : - âne qui, s'il n'est pas l'africanus actuel, n'en est pas 1res différent »). Ficheur etBrives [Comptes rendus de l'Académie des Sciences, CXXX, 1900, p. 1487) signalent, avec doute, l'àne dans la grntic des Bains-Romains (prés d'Alger), abri habité à une époque plus ancienne, au temps de l'hippopotame et du rhinocéros.

2. A Ennefous, prés d'Er liieha. dans le Sud oranais, sont représentés des équidés (Maumoné, Bull, archéologique du Comité, 1901, p. 303, (îg. 2; Delmas, Bull, delà Société dauphinoise d'ethnotogieet d'anthropologie, IX. 1902, p. 137-138, llg. Il), que M. Delmas regarde, peut-être avec raison, comme des ânes. Sur l'un d'eux, on voit nettement une croix, formée par deux bandes dont l'une court le long du dos et dont l'autre coupe la première près du garrot; des zébrures raient transversalement l'une des jambes : ces particularités sont fréquentes chez les

ânes africains. M. Maumené indiq les mouchetures sur tout le corps de ces

animaux, en faisant cependant observer qu'elles sont très frustes el paraissent avoir été obte s en frottant la pierre; M. Delmas signale seulement un polissage de la surface du grès, correspondant aux naseaux, au cou et à une bande horizontale le long «lu ventre. Si les gravures offrenl véritablement des mouchetures, nu peul penser à des chevaux | mêles. Il y a aussi un équidé au

corps m îheté n Guebar Rechim (Gsell, Monuments antiques de V Ugérie, I. p. 16).

Il m'est difficile de reconnaître un âne sur une gravure d'Ain Memnouna : Gautier, Sahara algérien, flg. is. n° -, a la p. 99. A Telliz /.ai heur, dans le Sahara, Barth (Beisen und Entdeckungen, I, p. 210)mentionnc un animal qui pourrait être un à ne. Mais il n'est pas sur qu'il s'agisse d'une gravure fort a ne le une.

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